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Le rêve américain est en marche

Le Rennais américain ici à la lutte avec l'Espagnol Fabregas. Le Petit Poucet nord-américain a sorti le champion d'Europe 2-0, mercredi en demi-finale de la Coupe des Confédérations.

Le Rennais américain ici à la lutte avec l'Espagnol Fabregas. Le Petit Poucet nord-américain a sorti le champion d'Europe 2-0, mercredi en demi-finale de la Coupe des Confédérations. - -

La bande à Bob Bradley continue son périple sud-africain. Les Américains se sont qualifiés pour la finale de la Coupe des Confédérations en dominant 2-0 le grand favori, l’Espagne.

Ils l’ont fait ! En conférence de presse d'avant-match, les joueurs de Bob Bradley en rêvaient. C’est désormais chose faite, les Etats-Unis sont venus à bout 2-0 mercredi soir à Bloemfontein de l’Espagne, championne d’Europe en titre. Une victoire surprenante quand on compare les pedigrees des deux équipes sur le papier. D’un côté les Etats-Unis, « rescapé » du premier tour après deux claques reçues contre l’Italie et le Brésil. De l’autre, l’Espagne invaincue depuis 35 matches, et qui visait le record mondial d’invincibilité d’une sélection nationale. Raté.

Trop faciles, les Espagnols, la défense en tête, ont sombré dans la moiteur sud-africaine face à un faire-valoir américain transformé pour ce match en superpuissance du football mondial. Michael Bradley, l’excellent milieu de terrain américain, l’affirmait avant le match : « Une équipe est en train de naître ». On en a maintenant la confirmation. En dépit d’une multitude d’offensives espagnoles, bien contrées par un impeccable Tim Howard dans les buts, les joueurs de la bannière étoilée n’ont jamais semblé perdre pied dans ce match. Mieux à la 27e minute, « l’Espagnol » Jozy Altidore (ndlr : attaquant de Villarreal), s’emparait du ballon, filait au but et armait une frappe puissante qui trompait Iker Casillas, loin d’être fautif sur ce coup-là.

1-0 à la pause, c’était mérité pour des Américains réalistes et solidaires. La furia espagnole atteignait des sommets en seconde période mais ni Villa (48’), ni Fabregas (64’) ou encore Sergio Ramos (65’) ne parvenaient à tromper Tim Howard. Tel un taureau impuissant, le champion d’Europe s’énervait et commençait à courber l’échine. Le coup de grâce intervenait à la 74e minute du pied de Cliff Dempsey. Le joueur de Fulham inscrivait le but du 2-0, qualifiait son équipe pour une finale inattendue et montrait que le rêve est toujours possible.