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Les dix petites histoires qui ont fait la légende de Riquelme

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A l’âge de 36 ans, Juan Roman Riquelme a décidé de délaisser le ballon rond, cet objet qu’il a cajolé avec tant de soin des quartiers de Buenos Aires, aux enceintes de Ligue des champions. Plus qu’un joueur, c’est une partie de l’histoire du foot, qui stoppe sa course. En 10 anecdotes, retour sur un meneur de jeu à l’histoire exceptionnelle.

1 - La fidélité chevillée au corps

Son CV en atteste, Riquelme ne peut pas être taxé de mercenaire. Ni Qatar, ni Chine, ni MLS pour achever sa carrière. Cette carrière, il l’a débutée en 1995 avec Argentinos Juniors et achevée au même endroit, deux décennies plus tard. Entre-temps, il s’est quasiment complètement dédié à Boca Juniors, avec qui il a notamment remporté trois Copa Libertadores (2001, 2001, 2007). Son passage à Villarreal (2003-2007) témoigne encore de sa fidélité. En mai 2006, Alex Ferguson lui demande de le rejoindre à Manchester United. Devant les réticences du club espagnol, il refuse. Le seul regret de sa carrière.

2 - N°10, une vocation

Considéré comme le dernier véritable n°10, Riquelme voue un amour viscéral pour ce poste. « Le football dépend des numéros 10. C’est une responsabilité magnifique, confiait-il ainsi dans le magazine So Foot. Ils décident. L’équipe joue comme ils veulent. Le football, c’est la passe et le contrôle. Si tu ne maîtrises pas ces gestes… »

3 - Au-dessus de Maradona

En 2010, un sondage lancé par Boca Juniors, lui offre le titre de plus grand joueur de l’histoire du club. Devant El Pibe de Oro, Diego Armando Maradona... Tout simplement.

4 - Fan de Zidane

Symbole de sa passion pour le poste de meneur de jeu, Riquelme a fait de Zinedine Zidane son chouchou. « Selon moi, le meilleur des vingt dernières années, c’est Zidane. Chez moi, j’ai des tas de vidéos de lui : je les regarde souvent parce que sa manière de contrôler le ballon a toujours attiré mon attention. Des joueurs qui contrôlent la balle comme le faisait Zidane, je ne suis pas sûr qu’on va en revoir. Quand il jouait, il donnait une leçon », déclarait ainsi Riquelme à So Foot en 2013.

5 - Un père intraitable

Le père de Riquelme, mafieux de la banlieue de Buenos Aires, a toujours fait preuve d’une exigence extrême à l’égard de son fils. « Mon père ne trouve jamais que je joue bien. Avec lui, il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Même si la presse dit que j’ai fait un bon match, lui va me rappeler toute les passes manquées, racontait-il ainsi sur le site de la FIFA. Quand je suis parti à Barcelone, mon père ne voulait plus me parler. Il ne m’a pas adressé la parole pendant deux mois. »

6 - Une mère angoissée

Le 30 juin 2006 à Berlin contre l’Allemagne, lors d’un quart de finale perdu aux tirs au but (1-1, 4 tab à 2), Riquelme dispute son dernier match de Coupe du monde. A l’issue de la compétition, le joueur annonce une première fois sa retraite internationale. La raison : préserver sa maman. Durant l’année, celle-ci, écœurée par les critiques à l’égard de son fils, a été hospitalisée à deux reprises.

7 - Une rançon versée pour libérer son frère

En 2002, son frère Cristian est kidnappé après une séance d’entrainement de Platense (D2 argentine). Avant de rejoindre le Barça, Juan Roman verse 160 000 dollars aux ravisseurs pour la libération de son cadet, alors âgé de 16 ans.

8 - Des tournois clandestins pour débuter

Chaque dimanche, son paternel organisait des tournois et misait sur son fiston pour remporter des paris clandestins. Durant son adolescence, le joueur arpente ainsi les terrains les plus glauques de Buenos Aires, lors de rencontres généralement clôturées par quelques accrochages musclés.

9 - Carlos Bianchi, son père spirituel

Entre 1998 et 2001, Riquelme évolue à Boca sous les ordres de Carlos Bianchi. Un coach qu’il a retrouvé en 2013, lors de son retour dans la Bombonera. Pour l’Argentin, il s’agit tout simplement du meilleur coach qu’il ait jamais rencontré. Un guide, tant sur le pré, qu’en dehors.

10 - Le ballon pour doudou

Tout au long de sa carrière, Riquelme a fait preuve d’une immense affection pour le ballon. Au point de lui prodiguer un baiser avant chaque penalty ou coup-franc. « Le ballon m’a tout donné. Les filles aiment les poupées et moi, mon jouet préféré, c’est le ballon. La personne qui a inventé le football est un véritable héros », estimait le joueur dans une interview accordée à la FIFA.

la rédaction