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Les marabouts et autres gri-gri de la CAN

En Afrique, sorciers, guérisseurs et autres marabouts sont souvent très écoutés. Le football africain n’échappe pas aux phénomènes.

Cette année à la CAN, la sélection sénégalaise a fait venir, à ses frais, cinquante marabouts du pays pour protéger ses joueurs et les aider gagner. Tout ça pour un résultat plus que discutable, puisque le Sénégal a piteusement été éliminé au premier tour.

Autre exemple : il y a quelques jours, le service d’ordre de l’équipe de Guinée a cru reconnaître un célèbre sorcier ivoirien qui rôdait dans l’hôtel des joueurs. Croyant que l’homme allait attirer le mauvais œil, les gardes l’ont jeté à la porte alors qu’il s’agissait en fait d’un simple touriste.

Si les gri-gri et autres talismans sont présents partout, beaucoup de joueurs -qui souvent ont grandi en Europe- n’y croit pas.
En 2002 pourtant, le gardien camerounais Thomas N’Kono avait été surpris par la Police alors qu’il dissimulait une amulette sous la pelouse du stade de la finale de la compétition. On ne sait pas si c’est grâce à cela, mais cette année-là, le Cameroun avait gagné la Coupe d’Afrique.

Dimanche, le Cameroun utilisera-t-il un autre gri-gri pour battre le tenant du titre égyptien en finale de la CAN ?

La rédaction