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Avis de tempête sur le Real et le Barça

Avis de tempête sur le Real et le Barça

Avis de tempête sur le Real et le Barça - -

Le Real Madrid et le FC Barcelone ainsi que cinq clubs espagnols sont dans la tourmente. La Commission européenne soupçonne ces clubs d’avoir bénéficié d’aides illégales. Trois enquêtes distinctes ont été ouvertes par Bruxelles.

L’état de grâce avant le désenchantement ? Revenu au sommet depuis 2008, le foot espagnol pourrait subir un séisme retentissant. Sept clubs espagnols, dont les prestigieux Real Madrid et FC Barcelone, sont dans le collimateur de la Commission européenne. La raison ? Des soupçons quant à des présumées aides publiques illégales. C’est le commissaire chargé de la Concurrence, l’Espagnol Joaquin Almunia, qui l’a confirmé ce mercredi. « Les clubs de football professionnel devraient financer leurs coûts de fonctionnement et leurs investissements par une bonne gestion financière plutôt qu'aux frais du contribuable. Les Etats membres et les pouvoirs publics doivent se conformer aux règles de l'UE en matière d'aides d'Etat dans ce secteur comme dans tous les autres secteurs économiques », a-t-il expliqué. 

Un pavé dans la marre qui pourrait bien avoir des conséquences fâcheuses sur les sept clubs incriminés (Real Madrid, le FC Barcelone, l'Athletic Bilbao, Osasuna, FC Valence, le Hercules Alicante et Elche). Bruxelles cherche notamment à savoir si le Real Madrid, le Barça, l'Athletic Bilbao et Osasuna ont bénéficié indûment d'exonérations de charges sociales et de dettes fiscales. D’autre part, la Commission veut également vérifier la compatibilité des prêts accordés en juillet 2011 par le gouvernement régional de Valence aux clubs de FC Valence, Alicante et Elche, qui s'élèvent à 118 millions d'euros. La région de Valence est l'une des plus endettées du pays avec une dette de 20% de son PIB et un déficit de 4,6% en 2011.

Des opérations immobilières frauduleuses au Real Madrid ?

Le Real Madrid est également dans le collimateur pour des opérations immobilières douteuses. Le club de la capitale espagnole a obtenu un terrain municipal dont la valeur était estimée à environ 600.000 euros en 1998 avant d'être réévaluée à 22,7 millions d'euros en 2011. La Commission soupçonne que sa valeur a été sous-estimée lors de la première transaction. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Garcia-Margallo, s’est fendu immédiatement d’un communiqué nian toutes les accusations d’illégalité. « Le gouvernement entend défendre les clubs jusqu'au bout. Il n'y a rien eu d'illégal (...) mais je m'inquiète du préjudice qui peut être causé aux clubs ».

Miguel Cardenal, le président du Conseil supérieur des sports espagnol (CSD), s’est lui aussi empressé de monter au créneau affirmant que « la fiscalité que supportent les clubs de football espagnols (était) beaucoup plus lourde et sensiblement plus importante que celle de leurs homologues, par exemple allemands, anglais, français ou italiens. Nous parlons d'établissements qui paient, dans certains cas, plus de 170 millions d'euros par an ». En cas d’aides jugées incompatibles avec le droit de l'UE, la commission pourrait en exiger le remboursement. Or, la dette de l'ensemble des clubs espagnols s'élèverait déjà à 3,6 milliards d'euros… Bruxelles a d’ores et déjà prévenu que plusieurs clubs européens pourraient également être dans le collimateur. Le début d’un grand nettoyage ? 

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R.D.