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EN VIDEO - Le Real se paye encore le Barça

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Quatre jours après sa victoire en Coupe du Roi (1-3), le Real remet ça en s'imposant à Bernabeu (2-1), face à un Barcelone bien nerveux. Une défaite anecdotique au classement, mais révélatrice de la très mauvaise passe des Catalans.

Ce Clasico-là ne changera pas la face de la Liga, c’est certain. Mais il confirme en tout cas le très net ascendant qu’est en train de prendre le Real sur son rival barcelonais. A trois jours d’un huitième de finale retour crucial sur la pelouse de Manchester United, José Mourinho n’avait pourtant pas fait de ce rendez-vous une priorité. Ronaldo sur le banc, un milieu de terrain inédit avec Kaka-Modric-Pepe, Morata et Callejon titulaires… La tête était clairement à Old Trafford.

Ce qui n’a pas empêché Madrid de triompher. Encore. Dans ce choc au sommet à la physionomie quasiment caricaturale (78% de possession barcelonaise en première période), que les Merengue maîtrisent désormais à la perfection. Le Barça peut garder la balle tant qu’il veut, le Real fait le dos, rond, attend patiemment, et punit. Benzema, d’abord, sur un centre millimétré de Morata (6e). Ramos, ensuite, sur corner (82e). Un classique. L’égalisation de Messi (18e) aura donc eu simplement le mérite de venir affoler un peu plus ses statistiques démentielles avec un nouveau record : 16 journées de Liga de rang en marquant.

Trois défaites en quatre matches

Une très maigre consolation pour un Barcelone qui frôle la crise, malgré son avance toujours très confortable en tête du championnat (13 points d’avance sur son bourreau). Orphelins de leur entraîneur, Tito Vilanova, les Blaugrana n’y arrivent plus. Ce troisième revers en quatre matches est symptomatique de leur manque d’imagination actuel. Certes, ils auraient dû bénéficier d’un pénalty en fin de match, pour une faute de Ramos sur Adriano (92e), mais le mal semble bien plus profond que cette anecdotique erreur d’arbitrage.

Le carton rouge de Valdes au coup de sifflet final, pour une contestation particulièrement virulente, en dit long sur l’état de fébrilité qui ronge actuellement les Catalans. Ils ont désormais dix jours pour retrouver leurs esprits, après cette nouvelle claque, pour espérer réaliser l’exploit face à Milan, en Ligue des champions. Sans quoi la fin de saison pourrait leur paraître bien longue…