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L. Diarra : « Quitte ou double face au Barça »

"Lass" croit encore au titre. L'international français est en tout cas décidé à ne pas faire de cadeaux au Barça, samedi, lors du clasico.

"Lass" croit encore au titre. L'international français est en tout cas décidé à ne pas faire de cadeaux au Barça, samedi, lors du clasico. - -

Invité exceptionnel de Luis Attaque, Lassana Diarra a évoqué plusieurs sujets : l’équipe de France, son passage éclair à Arsenal… et surtout le clasico de dimanche entre le Real Madrid et le Fc Barcelone.

Lassana Diarra, samedi, le Real Madrid pourrait recevoir un Barça émoussé en raison de la Ligue des Champions. Quoi qu’il en soit, le choc promet d’être électrique.
En effet, je pense que ça va être très chaud samedi. Ce sera mon premier clasico. On doit gagner. Barcelone sait très bien ce que l’on compte faire face à eux. Si les Blaugrana gagnent face à Chelsea, ils arriveront chez nous plein de confiance. Cela sera quitte ou double.

Le Real reste sur neuf victoires consécutives.
Pour nous, c’est très bien. Mais bon, c’est samedi qu’il faut gagner. On va tout faire pour cela. Si on remporte le clasico, on reviendra à un point du Barça. On n’aura pas notre destin entre nos mains mais on ne sera pas très loin du titre. Il faudra bien négocier les matches face à Valence et Villarreal. Mais avant cela, il faudra réaliser un gros match face au Barça.

Vous abordez en tout cas cette rencontre dans les meilleures dispositions pour la gagner.
Enchaîner les victoires et les bonnes prestations, ça redonne de l’envie et de la confiance. Aujourd’hui, tout le monde au club a pris conscience que l’on pouvait faire quelque chose. Quatre points, c’est beaucoup et c’est rien à la fois. Une victoire samedi et on revient à un point. Il restera quatre matches après jusqu’à la fin du championnat, quatre matches où il faudra tout donner.

Comment va l’autre Français du Real Madrid, Julien Faubert ?
Il va bien. Il s’accroche. J’espère qu’il aura l’occasion de s’exprimer d’ici la fin de la saison. Ça n’a pas été forcément évident pour lui depuis son arrivée. Quand on signe au Real Madrid, on sait à quoi on s’expose. Les choses peuvent aller très très vite dans les deux sens. Mais il travaille, il est là.

La rumeur parle d’une possible arrivée de Franck Ribéry au cas où Florentino Perez serait élu président. Avec lui, l’ambiance au sein du vestiaire du Real promet d’être vive.
Je le lui ai déjà dit. Après, Franck sait qu’il est le bienvenu. Pour moi, avoir un partenaire de l’équipe de France, c’est toujours un grand plus. S’il vient, ce sera un vrai plaisir.

Parlons un peu de l’équipe de France. Vous n’avez pas l’impression que ça y est, vous vous êtes imposé dans cette équipe ?
Les dernières fois que j’ai été appelé, cela s’est bien passé. On a gagné des matches importants. Après, je l’ai toujours dit…Si en club, ça se passe bien, il n’y a pas de questions que cela ne se passe pas bien en équipe de France. La vérité se fait sur le terrain. A chaque fois que l’on fait appel à moi, j’essaie de m’exprimer, de montrer encore plus ce que je sais faire.

Un autre jeune milieu de terrain symbolise l’avenir de cette équipe de France. C’est Abou Diaby, un joueur que vous avez bien connu à Arsenal.
Diaby, c’est comme un frère pour moi. Avant d’emménager dans le Nord de l’Angleterre, quand j’étais à Arsenal, j’habitais chez lui. Je passais beaucoup de temps avec lui. Il vient d’Aubervilliers, j’ai passé quelques années là-bas, on se connaît très bien. On n’a pas trop eu l’occasion de jouer ensemble à Arsenal mais je sais que si on est performants en club, cela finira par arriver. On continue à se contacter. Là, il a un grand match à jouer en Ligue des Champions face à Manchester. Je suis de tout cœur avec lui.

Vos dernières déclarations concernant Arsenal et Arsène Wenger notamment (« je n’ai jamais eu l’impression d’avoir joué dans ce club », ndlr) font débat.
Beaucoup de choses ont été déformées. J’espère que c’est la dernière fois que j’en parle. Je n’ai rien contre Mr Wenger. C’est un grand entraîneur français. Il a gagné beaucoup de titres. Avec tout le respect que je lui dois, je ne peux pas dire qu’il ne m’a jamais parlé. Il m’a parlé, ne m’a pas mis dans un placard. Ça serait raconté des histoires que de dire ça. J’ai simplement dit que j’avais l’impression de n’avoir jamais joué à Arsenal. Ça ne s’est pas passé comme convenu. Maintenant, Mr Wenger fait sa vie, Lassana Diarra fait sa vie et je n’ai rien contre lui. Avec les supporters, ça s’est super bien passé. J’ai simplement dit qu’à Arsenal, je n’avais rien appris.

La rédaction - Luis Attaque