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A Bordeaux, les « retraités » tiennent la forme

Grégory Sertic

Grégory Sertic - -

Qualifiés de « retraités » par Jean-Louis Triaud, jeudi après l’élimination en Ligue Europa, les joueurs bordelais ont réagi en battant Ajaccio ce dimanche (4-0). Une conséquence du discours présidentiel musclé ?

Fontaine de jouvence, effet du verre de vin quotidien ou pilule miracle ? Rien de tout ça dans l’effectif bordelais, qui est pourtant passé en quatre jours d’une équipe de « retraités » à un prétendant à une place dans le Top 5. Piqués dans leur orgueil par Jean-Louis Triaud, qui trouvait la comparaison entre ses joueurs et des sexagénaires adéquate après l’élimination en Ligue Europa contre l’Eintracht Francfort (0-1), Julien Faubert et ses coéquipiers ont montré un visage bien différent ce dimanche contre Ajaccio (4-0).

« On a l’habitude avec le président. Je pense que, parfois, il faut bousculer les personnalités pour avoir une réaction positive, déclare l’ancien Madrilène. C’est ce qui s’est passé. C’est normal qu’il soit mécontent, je pense qu’on avait quelque chose de beaucoup mieux à faire en Ligue Europa, donc je peux comprendre sa déception et sa réaction d’après-match. Quand on réagit à chaud, on peut dire des choses qu’on ne pense pas forcément mais parfois ça peut être positif pour le groupe. »

Triaud : « S'il suffisait de les traiter de chèvres... »

Ce lundi matin au Haillan, le centre d’entraînement des Girondins, l’épisode post-Ligue Europa avait disparu des esprits. Sur tous les visages, des sourires. Mais aussi le sentiment que la sortie présidentielle avait eu l’effet escompté. « On est des compétiteurs, on est conscient de ce qu’on a fait. On a fait beaucoup de choses négatives, donc on avait à cœur d’en faire des positives. Maintenant, c’est sûr que ça a eu un impact parce qu’on a tous été vexés, avoue Grégory Sertic. C’est normal mais tant mieux. C’est peut-être comme ça aussi qu’on a gagné, c’est peut-être grâce à ça. »

Conscient d’avoir fait mouche, Jean-Louis Triaud sait quant à lui qu’une telle « tactique » ne sera pas payante à chaque fois. Beaucoup trop simple. « S’il suffisait de les traiter de chèvres ou de retraités pour gagner des matches, on serait invaincus depuis trois ans, lance-t-il. Peut-être que la fessée reçue en Ligue Europa va les motiver ou les vexer et leur démontrer qu’en jouant petit bras, on est perdant à chaque fois. Il faut être ambitieux. » Neuvièmes à seulement six points de l’OM (4e), les Bordelais ont tout pour vivre une « retraite » très active. 

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Alexandre Alain avec Olivier Schwarz et à Bordeaux