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Ancelotti tient ses lieutenants

Mohamed Sissoko

Mohamed Sissoko - -

Le succès à Toulouse (3-1) a confirmé la dimension prise cette saison par certains éléments du PSG. Chacun dans leur genre, Sirigu, Sissoko, Bodmer et Nene constituent la nouvelle colonne vertébrale d’un Carlo Ancelotti qui leur accorde pleine confiance.

Nene, le dynamiteur

En début de saison, on ne donnait pas cher de sa peau. Avec les arrivées de Pastore et de Menez, Nene voyait son statut de star remis en cause. Mais avec neuf buts et quatre passes décisives, Nene est encore le leader technique du PSG, celui qui débloque les situations, comme devant Toulouse (3-1). Et qui montre l’exemple. Tancé en début d’exercice pour ses excès d’individualisme, le Brésilien a mis de l’eau dans son vin. Repli défensif, altruisme et simplicité sont désormais collés à ses crampons. Et pour le moment, l’ancien Monégasque traverse plutôt bien l’hiver, ce qui n’était pas le cas ces dernières saisons.

Bodmer, la plaque tournante

Dans le fameux schéma en arbre de Noël d’Ancelotti, il est LE dépositaire du jeu parisien. L’homme qui oriente, décale, temporise. Un statut étonnant tant l’ancien Lillois alterne le bon et le moins bon cette saison. Décisif parfois, à l’image de son but égalisateur contre Evian (2-2) et de son coup de tête à Saint-Etienne, Bodmer peine dans le travail défensif où son manque d’impact se fait ressentir. Mais sa qualité technique et sa vista, toujours aussi précieuses, ont séduit Ancelotti. « Le coach envisage de me faire évoluer devant la défense, pour faire repartir le ballon proprement », rapportait récemment Bodmer. L’Italien, qui porte en haute estime le milieu français, en a d’ailleurs fait son vice-capitaine.

Sissoko, le nouveau roc

Huit cartons jaunes en douze matches : les débuts de Sissoko ont ressemblé à une galère. Lent et brouillon, l’ancien joueur de Liverpool ne semblait pas en mesure de s’adapter à la Ligue 1. Ni de pouvoir concurrencer Blaise Matuidi, indispensable jusqu’à sa blessure aux adducteurs. C’était sans compter sur la détermination du Malien, qui a renoncé à la CAN pour s’imposer au PSG. Bien conseillé par Claude Makelele, Sissoko est monté en puissance. Très fort dans l’impact, l’ex-Turinois fait désormais étalage d’un bagage technique très élevé et d’un sens tactique pointu. Enfin débarrassé de ses pépins physiques, il sera difficile à déloger.

Sirigu, le super rempart

« Sirigu est considéré comme le vice-Buffon ». Le discours de Leonardo aurait pu passer pour un coup de com’. Sauf qu’aujourd’hui, personne ne viendrait contester ses propos. Salvatore Sirigu a mis tout le monde d’accord, écœuré bon nombre d’attaquants et séduit en un éclair le public du Parc des Princes. Prometteur dès ses débuts français, l’ancien portier de Palerme est allé crescendo, avec en points d’orgue ses one-man show contre Lyon (2-1), Lille (0-0) ou récemment Saint-Etienne (0-1). Paris tient le grand gardien qui lui a tant manqué l’an passé. Et pour un investissement très modeste (3,5 millions d’euros)...