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Anigo : « Si on est leader surprise jusqu’à la 38e journée… »

José Anigo

José Anigo - -

Le directeur sportif marseillais n’est pas mécontent de voir son club dans l’ombre du PSG. Pleinement satisfait du début de saison de l’OM, il rêve même de devancer son rival au mois de mai prochain.

José, quel regard portez-vous sur l’excellent début de saison de l’OM ? Etait-il prévisible ?

Non car on partait dans l’inconnu. On savait qu’on allait vendre des joueurs. Des arrivées étaient incertaines. On en a aussi manquées. Notre seule certitude était qu’on avait un entraîneur d’expérience (Elie Baup). Il fallait reconstruire. On est parti et les résultats ont fait que ça se passe bien.

Beaucoup de jeunes de la CFA ont intégré le groupe professionnel à l’intersaison. Etiez-vous inquiet ?

Pas inquiet du tout mais, je le répète, on partait dans l’inconnu. On connaît le niveau des jeunes en CFA, pas avec l’équipe première. Les matches amicaux nous ont permis de nous rassurer sur certains et de voir le travail à accomplir pour d’autres. Mais sur leur niveau et leur potentiel, nous avons globalement été rassurés.

N’est-il pas énervant d’entendre parler d’un leader surprise ?

Non, cela fait partie du jeu des médias. Si on est leader surprise jusqu’à la 38e journée, ça nous ira très bien. Tout le monde attend que le PSG soit premier du championnat, ce qui serait logique et presque normal compte tenu des moyens colossaux qui ont été investis. Ce qui est presque anormal, c’est que nous, on soit leader.

Et si vous perdez deux ou trois joueurs au mercato d’hiver…

Je n’en ai pas parlé avec le président (Vincent Labrune). Vous en savez plus que moi. Le but n’est pas de perdre des joueurs. S’il y a un départ, il y aura une arrivée pour compenser. Je ne suis pas inquiet.

Que pouvez-vous nous dire sur la métamorphose d’André-Pierre Gignac ?

Il montre qu’il a ressuscité. Il a mis huit buts, cinq en championnat, les autres en Ligue Europa. Il vous montre qu’il a un gros mental. J’ai pu voir l’an dernier qu’en dépit de ses blessures, c’était un garçon avec un gros mental. Il n’a jamais lâché. Cette réussite, c’est la sienne. Il ne la doit qu’à lui-même et à son entourage qui l’a aidé.

Propos recueillis par Florent Germain, à Marseille