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Avec le Standard, RLD avait gagné des titres

Axel Witsel, le talentueux milieu de terrain du Standard de Liège. Un club, où, contrairement à l'OM, Robert Louis-Dreyfus aura connu le succès

Axel Witsel, le talentueux milieu de terrain du Standard de Liège. Un club, où, contrairement à l'OM, Robert Louis-Dreyfus aura connu le succès - -

Robert Louis-Dreyfus avait participé, en 1998, à la relance du grand club belge avec qui il avait obtenu des succès ces deux dernières années. De quoi lui faire oublier ses déboires marseillais.

Entre Robert Louis-Dreyfus et le Standard de Liège, c’est d’abord une histoire d’amitié. En 1998, le club liégeois croule sous les dettes. Un trou de 20M€ hypothèque l’existence même de l’un des grands noms du football belge. Robert Louis-Dreyfus et son ami Luciano d’Onofrio, le célèbre et sulfureux agent belgo-italien, décident d’aider le club wallon. RLD convainc un proche, Reto Stiffler, un hôtelier de Davos, de venir avec lui dans l’aventure. Il en fera son président.

Dix ans plus tard, le club « rouche » remporte enfin son 9e titre de champion de Belgique. Vingt cinq après son dernier titre ! Pour Robert Louis-Dreyfus, c’est la récompense de tous ses efforts. En 2009, le Standard conserve son titre à l’issue d’un barrage face à Anderlecht, l’ennemi intime. En dépit de la terrible maladie qui l’affecte, RLD est aux anges.

En 2009, il avait quitté son poste d’administrateur

L’homme d’affaire n’a jamais été officiellement actionnaire du club belge. Toutefois, il était présent via une société financière qui se trouvait dans le capital du holding Standard de Liège. Il avait investi 24,7 M€ dans les caisses du club. Bien loin des 210 M€ engloutis dans les caisses de l’OM avec lequel il n’avait jamais remporté le moindre titre. Il s’en était d’ailleurs étonné dans la presse. Autre source de mécontentement chez lui, la différence des politiques sportives des deux clubs. Au contraire de l’Olympique de Marseille, le Standard de Liège a toujours su valoriser avec soin son effectif, en dépit d’un budget beaucoup plus serré que son « grand frère » français.

Le 1er avril 2007, le centre de formation du club belge avait été baptisé « Académie Robert Louis-Dreyfus ». « Il avait été l’un des penseurs de cette idée, explique Pierre François, le directeur général du Standard. Il a beaucoup aidé le club à un moment charnière et Lucien d’Onofrio avait émis le souhait que cette école porte son nom. » Ces dernières semaines, à cause de son état de santé, Robert Louis-Dreyfus avait quitté son poste d’administrateur.

La rédaction