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B.Boli : " Il n’y a pas de brebis galeuses à l’OM"

ENTRETIEN RMC SPORT. Nommé ambassadeur de l’OM en septembre, Basile Boli était l’invité exceptionnel de Luis Attaque, ce lundi sur RMC. De plus en plus proche du groupe de Michel, le héros de la finale de la Ligue des champions 1993 est revenu sur les résultats décevants de son club et sur le prochain mercato.

Une saison décevante ?

« Pas totalement. Le départ a été catastrophique. Michel a essayé de changer la philosophie du club avec Vincent (Labrune) et le staff. On n’a pas eu beaucoup de chance à la maison où on a réalisé des contre-performances. Aujourd’hui, je constate qu’il y a une vie saine au club. Il n’y a pas de brebis galeuses. On n’a pas profité des erreurs de nos adversaires directs. »

Les objectifs

« Si on avait fait le même parcours à l’extérieur qu’à domicile, on serait dans les trois premiers. On veut être ambitieux. On a eu des difficultés mais il y a aujourd’hui une certaine sérénité. On va essayer de finir sur le podium. »

Un recrutement raté ?

« C’était très difficile pour eux (les dirigeants) de trouver l’âme sœur (sic) d’entrée. Je ne dirais pas que le mercato est raté mais qu’il peut être corrigé. Moi, j’ai un faible pour Karim Rekik. C’est vrai qu’il n’est pas très bien en ce moment mais j’ai senti qu’il avait l’instinct d’un vrai stoppeur. Il a besoin de quelqu’un de confiance comme moi lorsque je suis arrivé à Marseille en provenance d’Auxerre. »

Des changements au mercato d’hiver

« La priorité, c’est un attaquant. Ben Yedder ? Je ne sais pas. Des joueurs sont proposés à l’OM toutes les heures ! Ces mois de décembre et janvier sont très importants pour le club. Il va falloir travailler. Vincent et Michel ont déjà leurs idées dans la tête. Je ne m’en fais pour ça. »

Son rôle au quotidien

« Michel m’a demandé de me rapprocher du groupe. Il y avait un problème avec Nkoulou qui était un peu en dedans par rapport à ce qu’il avait vécu. Il fallait que je puisse me rapprocher de lui, ce que j’ai fait face à Lille. En même temps, je ne voulais pas gêner le staff. Au fur et à mesure, Lass (Diarra), Steve (Mandanda) m’ont demandé de donner des coups de mains à certains joueurs qui n’allaient pas bien. »

D’autres anciens à l’OM ?

« C’est le choix du président. Je n’étais pas venu pour être ambassadeur mais pour proposer un projet au président qui m’a dit que le club avait besoin de moi compte tenu de mon passé, comme Eric (Di Méco) ou JPP (Jean-Pierre Papin). La décision viendra du président. Les autres grands clubs qui dominent l’Europe sont toujours entourés d’anciens. »

Est-il utilisé comme un paratonnerre ?

« Je préfère être utilisé pour l’OM parce que ce club m’a tout donné. Ce retour, aujourd’hui, ne me gêne pas du tout. Je n’ai pas envie d’être entraîneur, je ne suis pas chômage… je pourrais vivre sans ce que je fais aujourd’hui. »