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Bafé Gomis : « Franchir des paliers à l’OL »

Le néo-Lyonnais est déjà très ambitieux.

Le néo-Lyonnais est déjà très ambitieux. - -

L’attaquant international a confié en exclusivité au Mercato Show ses premières impressions sur l’Olympique Lyonnais, son nouveau club.

Bafé, votre transfert à l’OL s’est conclu très vite...
Tout à fait. Il y avait une réelle envie des deux côtés de travailler ensemble. L’AS Saint-Etienne voulait vendre afin de renouveler son effectif. Je suis un joueur qui a de l’ambition. L’OL possède une équipe de dirigeants compétents qui prend le temps de réfléchir avant d’agir. Ils s’étaient déjà renseignés par le passé. Ce n’était pas la première fois. Pour moi, l’OL est un grand club européen. Je suis très content d’avoir rejoint Lyon.

Arrivez-vous avec un esprit de revanche ?
Pas du tout. Je change. J’oublie le passé. Je ne vis pas avec. J’arrive dans une nouvelle équipe. Il y a beaucoup de grands joueurs. C’est bien pour moi de me frotter tous les jours à des internationaux. Cela va me permettre de progresser. Je voulais aussi travailler sous les ordres de Claude Puel. Enfin, il y a un bon public.

Il y a un an, vous étiez déjà très sollicité. De nombreux clubs étaient sur vous. Comment avez-vous vécu cet été ?
Je commence à avoir de l’expérience à ce niveau-là. J’ai la chance de faire partie des joueurs qui ont des sollicitations à chaque intersaison. J’ai été très flatté quand j’ai appris l’intérêt de l’OL. Lyon a bien fait les choses. Tout est allé très vite. Saint-Etienne avait besoin de vendre. L’OL désirait un attaquant. Ça m’a séduit. Je connaissais ce club grâce aux internationaux en équipe de France. Je n’avais que des bons échos.

Quel a été le discours de Claude Puel ?
Cela restera entre le coach et moi. A moi de faire du Bafé Gomis, de travailler et de franchir des paliers. Il m’a dit qu’il y aurait de la concurrence comme dans tous les grands clubs. Si je suis bon, j’aurais la chance de porter la tunique le week-end afin de défendre les couleurs de l’OL. Avec un tel investissement, le club compte sur moi. Les dirigeants m’ont donné un contrat de cinq ans, c’est pour bosser sur du long terme. La carte est dans mes mains.

Vous aviez des sollicitations. Vous êtes-vous dit que vous alliez reprendre le championnat avec Saint-Etienne ?
J’ai fait la préparation normalement. Je me suis bien préparé afin de ne pas être pénalisé si je devais réattaquer la saison avec les Verts. Mais c’est vrai que dès la fin de saison dernière, je me suis dis que cela faisait dix ans que j’étais à Saint-Etienne. J’ai passé de très bons moments à l’ASSE qui est un très bon club formateur. Mais j’avais besoin de franchir un palier. Quand l’OL s’est manifesté, on a tout fait avec mes conseillers pour rejoindre cette formation. En terme de stabilité, c’est ce qui se fait de mieux.

Etes-vous impressionné par le recrutement ?
Oui mais ce n’est nouveau. Tous les ans, l’OL se renforce de belle manière. On veut regagner le titre. Il faut s’en donner les moyens. C’est ce que font les dirigeants.

Vous allez retrouver votre ancien partenaire Frédéric Piquionne... 
C’est un très bon ami, un grand joueur. Même si cela a été un peu difficile pour lui, les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. Il reste l’un des meilleurs attaquants du championnat de France. Ce sera un plaisir de joueur avec lui.

Craignez-vous votre retour à Saint-Etienne ?
Non, je ne crains rien. Je n’ai d’ailleurs pas envie de polémiquer là-dessus. Si Lyon s’intéresse à moi, c’est grâce à mes années passées à Saint-Etienne. Je suis 100% Lyonnais. A Geoffroy-Guichard, je défendrai les couleurs de l’OL et je donnerai le meilleur de moi-même. Si je dois affronter les sifflets, je serais bien content. L’essentiel, c’est de gagner le titre et de prendre les points à Saint-Etienne.

Après votre saison, c’est bon pour la confiance de rejoindre un club comme l’OL...
J’ai toujours cru en moi. Je suis très bien entouré. On m’a toujours dit que si je ne croyais pas en moi, ce ne sont pas les autres qui vont le faire à ma place. A moi de travailler à l’entraînement.

En rejoignant l’OL, vous espérez sans doute retrouver l’équipe de France...
C’est dans un petit coin de ma tête. Mais après ma saison très moyenne, je veux d’abord être performant avec Lyon : marquer, faire marquer, jouer le titre. Après, le reste viendra tout seul. Je ne me suis jamais posé trop de questions sur la sélection française.

Pensez-vous bien vous entendre avec Lisandro Lopez ?
C’est au coach de voir. Ce sera à moi d’apporter des arguments qui feront que nous pourrons être alignés ensemble. Je vais d’abord rejoindre le groupe et travailler les automatismes.

La rédaction