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Baup : « Une période très difficile »

Elie Baup

Elie Baup - -

S’il reconnaît la mauvaise passe traversée par l’OM, battu par Reims (2-3) au Vélodrome pour sa troisième défaite de rang en L1, Elie Baup préfère jouer l’esquive à l’heure de répondre aux questions sur son avenir.

Elie, comment expliquez-vous cette cinquième défaite de suite toutes compétitions confondues ?

On est dans une période très difficile. On a attaqué ce match pour jouer et marquer. On a dominé dans les trente premières minutes et il y a une forme de coup du sort avec ce ballon dévié sur coup franc. Notre adversaire n’avait pas tiré une seule fois jusque-là. Après, on a eu un but refusé. On ne va pas s’abriter derrière ça mais en ce moment, ça ne tourne pas pour nous. En seconde période, on s’est battu pour égaliser mais ce troisième but nous laisse un goût très amer. C’est une passe difficile mais on ne peut pas dire qu’il n’y a pas d’envie. J’ai vu deux idées importantes pour la suite : celle du jeu, qu’on a exprimé tout le match, et la volonté de ne pas subir les événements, de faire preuve de caractère dans une situation difficile. Quand vous êtes dans cette situation, ça peut arriver de baisser les bras. Là, tout le monde a réagi pour ne pas l’accepter. Je regrette qu’on n’ait pas gardé le score à 2-2 car tout le monde s’était « levé le cul » pour changer la tendance.

Vos trois revers consécutifs en championnat vous mettent-ils en difficulté dans la course au podium ?

Il y a encore beaucoup de matches. Il faut s’inspirer d’une équipe comme Lille l’an dernier, qui était engagée en Coupe d’Europe et dans une passe difficile avant de faire une seconde phase avec beaucoup de qualité dans le jeu et des résultats. Quand on est engagé dans une compétition difficile comme la Ligue des champions, il y a des conséquences sur le championnat. Mais l’idée de jeu mise à l’œuvre sur ce match ne doit pas changer. Il faut l’accentuer, travailler là-dessus avec l’état d’esprit montré en seconde période, continuer à construire, à jouer, à trouver des automatismes. Ces idées sont porteuses d’efficacité et de résultats. Mais il faut de la patience. On ne transforme pas facilement une situation très défensive, où on attend des contres, en situation de jeu très conquérante. Il y a du boulot. Mais on est sur une voie qui convient à tout le groupe.

Les derniers résultats ont-ils changé la nature de vos échanges avec le président Vincent Labrune ?

On échange sur le jeu et le travail. Mais on reste sur la même longueur d’ondes. Il n’y a pas d’interrogation là-dessus.

Votre position est-elle fragilisée par cette mauvaise série de résultats ?

Dans une situation comme ça, délicate et difficile, j’essaie juste de comprendre comment on peut empêcher ces ballons déviés, être plus efficaces… Je reste sur les idées de terrain. C’est la mission de l’entraîneur. Elle est liée au jeu, à l’état d’esprit, au fait que les joueurs adhèrent à un discours et ne lâchent pas. Et même s’il n’y a pas les points au bout, je vois un investissement total de mes joueurs sur le terrain.

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Propos recueillis par Florent Germain et à Marseille