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Blanc : « Je ne parlerai plus de mon avenir jusqu’au 15 mai »

Blanc à propos de son avenir : « Jusqu’au 15 mai, c’est niet »

Blanc à propos de son avenir : « Jusqu’au 15 mai, c’est niet » - -

A quelques jours de la reprise de la saison avec un week-end consacré à la Coupe de France, l’entraîneur des Girondins a tenu à clore le débat l’envoyant à la tête de l’équipe de France après le Mondial 2010.

Laurent, Bordeaux a choisi de ne pas partir en stage pour sa reprise…
Je ne sais pas ce qui est mieux. Le climat girondin est assez clément, même si ces derniers jours ça n’a pas été le cas, mais je ne suis pas certain qu’il fasse un meilleur temps à la frontière espagnole. Pour trouver de bonnes conditions, il faut aller loin. Mais ce sont des terrains secs, gelés avec de la neige que l’on va trouver. Il faut s’y accommoder le plus rapidement possible.

Êtes-vous inquiet par les conditions météo ?
Non, la trêve hivernale a été, c’est vrai, un peu plus longue que l’an dernier. Mais on est tous logés à la même enseigne. J’espère que certains joueurs ont respecté le programme qu’on leur avait donné. S’ils en on fait la moitié, c’est déjà bien. J’ai des joueurs professionnels, ça aide.

Les deux matches qui viennent vont vous servir de préparation pour le choc contre l’OM dimanche prochain ?
Ce n’est pas le match de Marseille qui va me donner la composition des équipes de samedi (contre Rodez en Coupe de France) et mardi (au Mans en Coupe de la Ligue). Ce sera en fonction de la reprise qui aura été faite. Les Sud-Américains ne peuvent pas reprendre samedi, ils joueront certainement mardi. La semaine prochaine sera importante pour se préparer au match de dimanche en championnat contre Marseille. Je vais faire en sorte que tous les joueurs aient un match dans les jambes.

Un mois de janvier démentiel vous attend…
Si on passe, si on passe… Vous y avez songé, non ? Donc, si on passe, oui, on aura un calendrier compliqué avec les deux Coupes et le championnat. Mais c’est ce qu’on recherche. On a l’effectif.

Donc pas d’impasse ?
Vous seriez les premiers à nous le reprocher. On va jouer les Coupes à fond.

Avez-vous une préférence entre les deux Coupes ?
La Coupe de France a une histoire, de la saveur. C’est mon premier trophée en tant que joueur. Dans l’effectif, aucun joueur ne l’a gagné. Il n’y a que Dominique Dropsy et moi. Ça m’a surpris. Quant à la Coupe de la Ligue, c’est quatre matches et le chemin le plus direct pour jouer l’Europe la saison prochaine.

Quel enseignement avez-vous tiré de votre élimination à ce stade de la Coupe de France la saison dernière face à Saint-Etienne (0-1) ?
On avait dominé mais on avait perdu, donc en Coupe, c’est la sanction immédiate. Notre parcours n’a as été à la hauteur de nos espérances. Bordeaux peut faire un bon parcours en Coupe de France et en Coupe de la Ligue. Si on n’a pas de blessés et de suspendus, on peut légitimement espérer quelque chose dans des deux compétitions nationales.

Jean-Pierre Escalettes vous a mentionné dans une short list pour la succession de Raymond Domenech à la tête des Bleus…
Je l’attendais… Je sais comment vous fonctionnez, je vous connais depuis pas mal de temps, je sais que votre intérêt n’est toujours le même que celui des joueurs et des l’entraîneur. J’ai décidé que je ne répondrai plus aux questions qui commencent par « si » et à celles qui concernera mon avenir ou l’équipe de France.

Ça vous agace ?
Oui ça m’agace et c’est un manque de respect. Je demande à longueur de saison aux joueurs d’être respectueux, à moi-même de l’être. Dans certaines circonstances, vous ne l’êtes pas. Je réponds à vos questions mais en mettant « si » devant, sauf, que vous enlevez le « si ». Et on apprend que Laurent Blanc exige, veut, s’impatiente… Ce ne sont pas mes propos. Pour éviter la polémique, je ne répondrai pas. C’est un respect envers le club que de ne parler que de Bordeaux. C’est un respect envers le staff de l’équipe de France que de me taire. Jusqu’au 15 mai, c’est « niet ».

Le Grand Stade de Bordeaux semble avoir pris du plomb dans l’air…
Là encore, j’ai entendu que Laurent Blanc voulait un Grand Stade. Je ne veux pas, je voudrais. Je ne suis pas un enfant qui impose. J’estime qu’on a une occasion qui ne se représentera pas avant 20, 25 ans. C’est une opportunité à saisir. Si on ne l’a pas on jouera à Chaban-Delmas, ne vous inquiétez pas, à moins que l’UEFA nous l’interdise parce qu’il est déjà très vieux ce stade. On ira jouer ailleurs.

La rédaction - Olivier Schwarz à Bordeaux