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Blanc parmi les grands

Le sans faute du champion de France lors de la phase de poules de la Ligue des champions n'a faut qu'augmenter la cote de Laurent Blanc, plus que jamais pressenti pour succèder à Raymond Domenech.

Le sans faute du champion de France lors de la phase de poules de la Ligue des champions n'a faut qu'augmenter la cote de Laurent Blanc, plus que jamais pressenti pour succèder à Raymond Domenech. - -

A 44 ans, la cote du technicien français ne cesse de monter. Pressenti pour succéder à Raymond Domenech, l’entraîneur champion de France est courtisé par les grands clubs européens. La belle qualification de Bordeaux en huitièmes de finale de la Ligue des champions n’a fait qu’accroitre l’aura du Président.

On ne réalise pas en France à quel point la qualification de Bordeaux en huitièmes de finale de la Ligue des champions, et surtout la manière avec laquelle les Girondins ont survolé leur groupe, a crée une onde de choc « Laurent Blanc » dans le gotha du football européen et de se dirigeants. Avec 16 points pris sur 18 possibles, Bordeaux est sorti premier de la poule A, avec six longueurs devant le Bayern de Munich, deuxième qualifié. Les Marine et Blanc ont obtenu leur ticket dès la cinquième journée après un retentissant 2-0 à la maison face à la Juventus. Une campagne de qualification, rondement menée, sans concéder la moindre défaite (5 victoires, 1 nul). Grâce à ce sans faute, le champion de France aura un 8e de finale plus à sa portée, un adversaire qu’il tirera le 18 décembre parmi le CSKA Moscou, le FC Porto, l’Olympiakos, Stuttgart, l’Inter Milan et le Milan AC.

Derrière ce succès, un homme Laurent Blanc. Le Président a frappé les esprits. Pour qu’un champion de France mate le Bayern et la Juve, deux places fortes historiques de la C1, il fallait bien qu’un être hors du commun se cache derrière cet exploit. Une semaine après le 2-0 infligé début novembre au Bayern sur les terres bavaroises, le Sunday Mirror annonçait que le Sorcier Blanc était la priorité d’Alex Ferguson pour sa succession à la tête de Manchester United. Selon le quotidien, le boss des Red Devils plaçait même Blanc devant Jose Mourinho et Carlos Queiroz, pourtant ancien assistant et complice de Fergie à Old Trafford… L’Ecossais n’a jamais caché son admiration pour l’ancien libero international. C’est lui qui avait fait des pieds et des mains dès 2000 pour faire venir le champion du monde à Manchester. Il y parviendra en 2001, débauchant l’Intériste pour deux saisons (2001-2003), conclues par un titre de champion d’Angleterre. Ferguson : « J'ai toujours eu des grands joueurs sous mes ordres. Blanc est un grand, un très grand joueur. Mais c'est aussi - surtout - un type bien. », avait-il déclaré fin 2002, après le match de charité organisé par l’Alésien entre les Bleus et l’Olympique de Marseille au bénéfice des sinistrés des inondations dans le Gard.

Après Ferguson, Moratti

Laurent Blanc a le chic pour être sur la short list de ses anciens présidents. A en croire le quotidien sportif italien Tuttosport, Massimo Moratti, le président de l’Inter Milan, qui a connu le joueur Blanc deux saisons durant (1999-2001), voudrait en faire son futur entraineur, en cas de départ de Jose Mourinho.

Convoité par les grands clubs européens, le Cévenol est quasiment adoubé pour succéder à Raymond Domenech aux destinées de l’équipe de France après le Mondial 2010. Déjà pressenti en 2004 pour l’après-Jacques Santini, l’homme aux 808 matches professionnels et aux 97 sélections en équipe de France, avait alors payé son manque d’expérience en tant qu’entraineur. Six ans plus tard, Lolo et devenu le Président : un coach qui a pris les Girondins en 2006 et qui les a mené au triplé championnat-Ligue-Trophée dès sa deuxième saison… Les sollicitations ne lui ont jusqu’à présent pas monté à la tête. Vendredi, Laurent Blanc, interrogé en conférence de presse à 48h du choc face à Lyon, a une nouvelle fois coupé court au débat : « Pour l’instant, en ce qui me concerne, je ne me pose pas beaucoup de questions. Laissez-moi me concentrer sur Bordeaux. » Une chose est sûre cependant : la cote du technicien français ne cesse de monter.

La rédaction - Louis Chenaille