RMC Sport

Bordeaux craque… encore

Jussiê dans la tenaille corse

Jussiê dans la tenaille corse - -

Bordelais et Ajacciens ont fait match nul à Chaban-Delmas (2-2) dans ce match décalé de la 6e journée de L1. Les Bordelais ont craqué à la 92e et laissent filer deux précieux points pour recoller au trio de tête.

Un Bordeaux émoussé. Tout le peuple girondin craignait le contrecoup à la suite de la victoire en Ligue Europa face à Bruges (4-0) jeudi dernier. Certes, les coéquipiers de Marc Planus enregistrent un 16e match de rang sans défaite, mais il régnait un sentiment de défaite dans les coulisses de Chaban-Delmas. A peine 66 heures plus tard, les protégés de Gillot devaient ressortir le bleu de chauffe face au club corse. Après une première période insipide, où les 22 acteurs s’épiaient, les Girondins ouvraient la marque par l’intermédiaire de Henrique de la tête à la réception d’un corner (1-0, 53e).

Mais les Corses, plus fringants, malgré la touffeur bordelaise (plus de 30°C), n’abdiquaient pas, et égalisaient par l’intermédiaire de l’ancien Nantais Ricardo Faty (1-1, 64e). A la suite d’un cafouillage qui résultait d’un corner, le milieu de terrain frappait à bout portant face au but de Cédric Carrasso. Bordeaux souffrait, mais contre le cours du jeu, reprenait l’avantage avec Yoan Gouffran, à la réception d’un long centre de Trémoulinas (2-1, 79e). A l’image de Plasil, à court de jus, ou de Jussiê, à côté de la plaque, les Bordelais reculaient. Et craquaient (logiquement) dans le temps additionnel. Belghazouani récupérait le ballon, contrôlait de la poitrine et enchainait une frappe victorieuse (2-2, 90+2e).

Gouffran : « Un nul qui nous emmerde vraiment »

Le camp bordelais était dépité. « Malgré tous les efforts qu’on peut faire, on ne peut pas doubler le jeudi et le dimanche à 14h, pestait Gillot à l’issue de la rencontre. Physiquement c’est impossible. On a choisi de jouer la coupe d’Europe à fond, mais il faut s’attendre à perdre des points en championnat. C’est ce que l’on va faire aussi dans les prochaines rencontres. » Du côté des joueurs, on ne se cachait pas. « La fatigue n'est pas une excuse car on a joué l'Europa League et le match était plié au bout d'une heure, lâchait Gouffran, très remonté. Le coach avait fait les changements et on n'a pas forcé jeudi. On était assez frais pour gagner ce match (…). Aujourd'hui, on fait un nul qui nous emmerde vraiment. »

Son président, Jean-Louis Triaud, furieux dans les tribunes, ne disait pas autre chose. « Un manque de réflexion, un manque d’analyse et manque d’intelligence dans le jeu dans les dernières minutes. (…) Prendre un point c’est déjà un moindre mal. » Après deux points perdus face à Nice à la 94e, et les deux de ce dimanche à la 92e, Bordeaux fait du surplace. Une situation qui risque de se reproduire. Le jeudi 4 octobre, Bordeaux se rendra à Newcastle, avant et se déplacer à Brest le dimanche 7 octobre. A 14h bien entendu…