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Bordeaux, le blues du mercato…

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Avant un périlleux déplacement à Nice ce dimanche après-midi (17h), l’entraîneur des Girondins, Francis Gillot, s’est montré fataliste face au mercato et aux départs de ses joueurs.

Un peu comme Rémi Garde à Lyon, l’entraîneur bordelais Francis Gillot attend le 31 janvier, date de la clôture du mercato, avec une impatience non dissimulée. A l’instar de nombreux clubs de Ligue 1, le club aquitain a perdu gros durant ce mois de janvier. Outre Matthieu Chalmé, prêté à Ajaccio, Yoan Gouffran a lui aussi fait ses valises, direction Newcastle, comme cinq autres Frenchies cet hiver. Un choix qui rendrait presque aigri Francis Gillot. « Déjà, ils ne vont pas tous jouer en même temps, se réjouirait presque le coach bordelais. Certains vont cirer le banc. On croit toujours que l’herbe est plus verte ailleurs mais ce n’est pas toujours le cas. »

Indiscutablement, le mercato hivernal ne plaît pas du tout à l’entraîneur des Girondins. Outre les départs de Gouffran et Chalmé, Jussie ne se rendra pas, lui non plus, à Nice ce dimanche après-midi (17h), car « il souhaite partir », selon son coach. Dans ce contexte tendu et une semaine après la défaite à domicile face au PSG (1-0), on comprend mieux pourquoi Gillot est pour la suppression du mercato d’hiver. « Ce serait une bonne chose si on veut éviter l’exode des joueurs mais aussi pour éviter qu’ils aient un peu moins la tête à l’envers à partir du 1er décembre. »

Des objectifs revus à la baisse ?

Face à Nice, l’équipe en forme du moment, Bordeaux jouera pourtant un match capital pour la lutte aux places européennes. Mais dans l’esprit des Bordelais, ce maudit mercato a changé la donne. « Si on perd encore un ou deux joueurs et qu’on ne prend personne à la place, on ne peut pas viser les objectifs prévus au départ », soupire Gillot qui a néanmoins confirmé certaines pistes du côté des arrivées. Son ancien attaquant à Sochaux, Modibo Maïga (West Ham), est convoité, tout comme un jeune Uruguayen, Diego Rolan (Defensor Sporting de Montevideo). Chez les joueurs, qui ne pourront pas non plus s’appuyer sur le Malien Cheick Diabaté, actuellement à la CAN, on tente néanmoins de rester positif. « On a quand même un groupe de 25 joueurs, remarque Henri Saivet. On doit rester mobilisé malgré tout. Tout cela ne doit pas trop nous atteindre. » Facile à dire….

Aurélien Brossier avec OS