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Bordeaux-PSG : les Girondins veulent chasser l’ennui

Benoît Trémoulinas

Benoît Trémoulinas - -

Malgré le bon début d’année des Girondins, c’est leur qualité de jeu et les cinq nuls concédés en décembre qui les précédent avant leur choc ce dimanche soir face au PSG (21h). Une situation qui agace les Bordelais.

Onze nuls, record cette saison en Ligue 1. Dont cinq sur le seul mois de décembre, avec, en point d’orgue, deux 0-0 consécutifs à la maison (Saint-Etienne et Troyes). Si Bordeaux, à quelques heures de la réception du PSG, voulait vanter les mérites ces dernières semaines d’un jeu laborieux, peu spectaculaire et rarement gagnant, le club au scapulaire ne pouvait pas mieux s’y prendre. Et ce, malgré les deux succès acquis depuis le début de l’année 2012, en 16e de finale de la Coupe de France contre Châteauroux (3-2) et la semaine dernière en Ligue 1 devant Rennes (2-0). Dans ces conditions, c’est avant tout le club de la capitale, même privés de deux de ses stars – Thiago Silva, blessé et Thiago Motta, suspendu – qui va inciter le public de Jacques Chaban-Delmas à venir garnir les tribunes dimanche.

« Je pense que c’est plus Paris qui remplit le stade, que le fait que Bordeaux ne soit pas trop mal placé, lâche le défenseur central Marc Planus. Il faut qu’on se rende compte que quand on fait des matchs pratiquement soporifiques au mois de décembre, on ne peut pas non plus demander aux gens un engouement énorme. » Le gardien du temple girondin, qui dispute sa 14e saison sous les couleurs bordelaises, est conscient du faible capital séduction dont jouit sa formation. Mais de là à faire du jeu girondin un label pour l’ennui… « Ce qui m’énerve, c’est que vous n’êtes pas objectif sur certaines choses, reprend Planus. Quand vous parlez des matchs en Angleterre, en disant qu’on se régale à chaque fois. En France, qui produit du beau jeu ? Je vois Lyon et Paris, de par leurs individualités. Après, le reste, ils sont comme nous. Ils luttent. »

Planus : « En France, qui produit du beau jeu ? »

Remonté, le capitaine girondin, qui sera absent pour blessure dimanche soir face au PSG ? Oui et pas qu’un peu. Contre les médias, plus que le public, qu’il accuse de mauvaise publicité envers le football local. « C’est sûr qu’avec notre système à cinq, avec trois centraux et deux excentrés, dès le début du match on dit ‘‘ah ben Bordeaux ils ne vont faire que défendre’’. Je suis désolé mais l’année dernière à Lille, il y a eu 5-4. Si on me dit ‘‘en France il y a plein de matchs où c’est beaucoup mieux qu’à Bordeaux’’, là on ne sera pas d’accord. Après, chacun son point de vue. Je ne suis pas là pour me battre avec vous, parce que c’est un combat perdu d’avance. » Notamment, parce que les prestations insipide à Reims (0-0), indigente contre Saint-Etienne (0-0) et vraiment médiocre dans le jeu face à Troyes (0-0) ont marqué les esprits. Et que l’unique façon pour les Bordelais de décoller l’étiquette de laborieux qui s’affiche dans leur dos, c’est encore de l’emporter, avec la manière, face au PSG.

A.D avec O.S