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C’est le feu en Gironde !

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Le malaise est palpable au sein des Girondins, dixième du championnat et qui effectuent un déplacement piégeux à Angers en 16e de finale de Coupe de France.

Une véritable opération de com. Jeudi matin, c’était manifestement l’objectif des dirigeants bordelais. Pour une fois, l’entraînement était ouvert au public. Avec une originalité : les joueurs n’avaient pas le droit de toucher le ballon avec les pieds. Actions confuses et fou rire garantis, avant une conférence de presse bourrée d’optimisme. « Je veux être européen à la fin de la saison, martèle alors Jean Tigana. C’est mon objectif et celui du club. Je ne lâche jamais, mais il faut que les joueurs soient aussi convaincus que moi. »

Le problème, c’est que les Bordelais sont loin d’être aussi impliqués que leur entraîneur. Dans une interview à « 20 minutes », Moussa Maazou va même assez loin dans la désinvolture. « Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, lâche-t-il. S’ils sont déçus, c’est leur problème, je m’en bats les couilles. Moi, je suis tranquille, j’ai mon contrat à Moscou. Je préférerais rester à Bordeaux, mais si ça ne marche pas, je rentre, pas de problème (…) La saison prochaine, eux, ils joueront la Ligue des champions. »

Joueurs-staff, la rupture

Le Nigérien a été entendu par le président Jean-Louis Triaud. Il s’est par la suite confondu en excuses. Mais le malaise reste profond. Les fractures se multiplient au sein du vestiaire bordelais. D’abord entre les joueurs et le staff. « On aurait dû se renforcer l’été dernier avec des joueurs expérimentés, glissait par exemple Fernando la semaine dernière. On ne l’a pas fait. J’espère que là ça sera le cas… » Une chose est sûre, les dirigeants patinent pour dénicher l’oiseau rare.

En attendant que les Bordelais mettent éventuellement la main sur un attaquant cet hiver, la cassure entre joueurs offensifs et défensifs semble consommée. Les attaquants sont régulièrement critiqués par leurs coéquipiers ? Modeste leur répond sans trembler après le match à Marseille (1-2) : « Ça peut blesser certaines personnes, mais même Ronaldinho ou Drogba n’auraient rien pu faire sur les deux buts qu’on a pris contre Marseille. » Allusion à peine voilée aux deux « boulettes » de Ciani, qui ont coûté le match aux Girondins.

Ce week-end, les hommes de Jean Tigana se rendent à Angers, en seizièmes de finale de la coupe de France. « Une bouée d’oxygène (sic) », pour l’entraîneur bordelais. Décidément, plus rien ne tourne rond à Bordeaux.

C. Z. et O. S.