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Cavenaghi : « Je sais que ça va venir »

Peu prolifique depuis le début de la saison, l'attaquant argentin de Bordeaux est confiant pour un retour au meilleur niveau.

Peu prolifique depuis le début de la saison, l'attaquant argentin de Bordeaux est confiant pour un retour au meilleur niveau. - -

Titulaire malheureux lors de la défaite à Saint-Etienne (3-2), le buteur argentin, un but seulement cette saison, veut chasser les doutes.

Fernando, Bordeaux a-t-il digéré la défaite face à Saint-Etienne ?
On n’aime pas perdre. Mais on ne va pas gagner tous les matches non plus. On a perdu trois points. C’est tout. Le groupe est bien. Dans l’esprit, on est toujours au maximum. On a dix jours pour préparer le prochain match, face à Lille. On va avoir trois-quatre matches d’affilée. Ça va être compliqué, il faudra donc bien s’entraîner.

Ce revers est tout de même ennuyeux, surtout que les mois d’octobre et novembre s’annoncent chargés...
On va avoir beaucoup de matches difficiles mais on le savait. On se l’était dit en début de saison. Les équipes qui nous affronteraient joueraient derrière. Contre Saint-Etienne, on a raté notre première période, c’est vrai mais ensuite, les Stéphanois se sont regroupés dans leur camp.

A titre personnel, comment vous sentez-vous ?
Je me sens bien. Après, ça dépend des matches. On n’a pas eu beaucoup d’occasions à Saint-Etienne. On trouve des formations qui viennent chez nous parfois avec trois grands défenseurs centraux.

Cette saison, votre compteur but est toujours bloqué sur le chiffre 1 !
Je savais ce qui allait m’attendre cette année. On tombe contre des équipes qui jouent très resserrées derrière. J’ai bien commencé la saison et derrière je n’ai pas pu enchaîner. Mais j’ai une grande confiance en moi. Je suis calme. Je sais que ça va venir.

On vous voit décrocher et vous rapprocher de vos milieux…
Parfois, c’est mon rôle aussi si je joue avec Marouane (Chamakh) ou David (Bellion). Cela permet à l’autre de rester plus en pointe. C’est tant mieux, parce que si je reste au niveau des deux défenseurs centraux, je risque de ne jamais toucher le ballon. Mais j’ai le même style de jeu, le même que celui que j’avais à River Plate et au Spartak Moscou.

Vous avez dû voir le but splendide inscrit de la tête par Martin Palermo en championnat, avec Boca Juniors…
C’est miraculeux. En ce moment, il sort un peu du tunnel. J’espère qu’il fera de même samedi… La sélection en a bien besoin.

Êtes-vous confiant pour la sélection ?
Oui. Mais ça dépend un peu de ce que fait l’Uruguay avec l’Equateur. Si l’Uruguay gagne, le match contre l’Argentine sera vraiment chaud. Ce sera à l’extérieur, ce sera une rencontre directe pour la qualification… J’ai confiance dans cette équipe, elle possède de très bons joueurs, elle doit y arriver.

Diego Maradona n’a toujours pas trouvé la bonne formule…
Je crois que c’est ça le problème. On a beaucoup de joueurs mais pas d’équipe. Hormis Agüero, Messi, Mascherano, le groupe change tout le temps. Mais ce sont les choix du sélectionneur. C’est compliqué de travailler avec des éléments qui voyagent beaucoup et qui n’ont que deux jours pour préparer le match. On dit que Messi ne joue pas de la même manière avec le Barça qu’avec l’Argentine. Mais en Espagne, il joue tous les jours avec les mêmes joueurs. Là, Maradona et ses joueurs n’ont pas le temps de travailler. Ils en auront sûrement lors de la Coupe du Monde, du moins je l’espère.

Envisagez-vous une seule seconde que l’Argentine ne se qualifie pas pour la prochaine Coupe du Monde ?
Personnellement, non. Avec tous les joueurs que l’on a, je ne crois pas. Pour nous, ce serait une catastrophe. Les Argentins ne vivent que de foot. Ne pas aller au Mondial serait un coup très dur pour eux.

La rédaction - Olivier Schwarz à Bordeaux