RMC Sport

Chalmé, l’appel aux armes

Mathieu Chalmé

Mathieu Chalmé - -

Conscient de l’ambiance lourde qui règne actuellement autour de son club, le latéral droit bordelais, porte-parole des siens mardi, invite toutes les composantes des Girondins à se mobiliser. Et ses partenaires, à retrouver un état d’esprit guerrier.

Mardi matin au Haillan. La pluie est au rendez-vous. La grisaille également. Le temps est maussade, triste, pénible. A l’image finalement de l’ambiance qui règne autour de la séance d’entraînement des Girondins. Au menu, footing en forêt et atelier spécifique pour les gardiens Kein Olimpa et Ulrich Ramé, le tout sous les yeux de la cinquantaine de personnes présentes sur place. Des familles, essentiellement, en cette période de vacances scolaires, mais aussi une demi-douzaine de membres des Ultramarines, le principal groupe de supporters bordelais. Celui qui avait manifesté avec véhémence son mécontentement, dans la nuit de samedi à dimanche à l’aéroport de Mérignac, suite à la déroute subie quelques heures plus tôt par leurs protégés à Lorient (5-1).

Venus à la demande de Cédric Carrasso, ces supporters se sont entretenus à l’heure du déjeuner avec le gardien de but international. Une discussion informelle. Et confidentielle. Rien ne filtrera de cette entrevue. Carrasso, comme le reste de ses camarades ne viendra pas, non plus, s’exprimer un peu plus tard devant la presse.

« On est tous en train de couler »

En temps de crise, le rôle du « pare-feu média » est dévolu à Mathieu Chalmé. Et le latéral droit des Girondins n’a pas mâché ses mots au moment de vider son sac. « Je comprends la colère des supporters. Ça fait un an que c’est très difficile pour nous. Le maintien est désormais dans la tête de tout le monde. On avait l’occasion de basculer vers le haut du classement. On a choisi le bas. »

Chalmé monte au créneau. En même temps qu’il rectifie certaines vérités. « J’ai lu certains trucs dans la presse… comme quoi on aurait lâché Tigana. Il faut arrêter avec ça. On a joué trop haut face à Lorient, on a donné le bâton pour se faire battre. Maintenant, on est tous dans le même bateau. Staff et joueurs. Et on est tous en train de couler. On n’est pas 16e ou 17e mais ça nous pend au nez. Si on n’est pas des guerriers sur le terrain, on va droit à la catastrophe. Contre Nice et Lyon, on avait vu des guerriers. Contre Lorient, on n’a rien vu du tout. »

La sonnette d’alarme est tirée. L’appel à la mobilisation et à l’union sacrée officialisé. Mais Bordeaux, qui s’est lancé en interne dans une véritable guerre contre l’arbitrage, ne serait-il pas en train de s’éparpiller ? Quitte à se tromper de combat ? « C’est celui de nos dirigeants, martèle Chalmé. Le nôtre, c’est le terrain. On ne va pas se voiler la face non plus. Ce n’est pas à cause de l’arbitrage qu’on est là où on en est aujourd’hui. »

Alix Dulac avec Olivier Schwarz à Bordeaux