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Chamakh : « Je ne suis plus le même ! »

Marouane Chamakh a des rêves d'Angleterre

Marouane Chamakh a des rêves d'Angleterre - -

L'attaquant marocain de Bordeaux, Marouane Chamakh, nous livre ses vérités avant le sprint final en championnat.

Marouane Chamakh, comment abordez-vous la réception de Nancy ?
On n’a plus le droit à l’erreur. On a cramé tous nos jokers. Il faut se remobiliser dès samedi soir (NDLR : ce soir) face à Nancy et prendre les trois points.

Jusqu’à présent, Bordeaux a développé l’un des meilleurs jeux de L1. Est-ce un sujet de fierté ?
Oui. Ça vient des consignes du coach qui a toujours pour objectif de bien jouer. La preuve, on évolue souvent avec un numéro dix et deux attaquants. Ce qui est très rare aujourd’hui. Mais dans ce contexte de sprint final, je ne suis pas contre le fait de fermer un peu plus le jeu et viser uniquement les trois points.

Etes-vous d’accord pour dire que Bordeaux a le calendrier le plus favorable par rapport aux autres concurrents pour le titre ?
C’est vrai. Il faut appeler un chat, un chat. Sur le papier, le calendrier nous est favorable. Il faudra néanmoins tout donner pour gagner. C’est tout aussi dur de jouer contre des équipes qui jouent leur maintien car les joueurs ne lâchent rien. J’ai toujours préféré affronter une équipe qui évolue dans le ventre mou plutôt qu’une autre qui se bat pour sa survie en L1.

Bordeaux n’aura donc pas d’excuses si le club ne se qualifie pas pour la prochaine Ligue des champions ?
Aucune excuse. Notre destin est entre nos mains. J’espère déjà qu’on gagnera la Coupe de la Ligue qui nous permettrait déjà d’assurer la qualification en Coupe de l’UEFA. Ensuite, on jouera peut être avec un peu moins de pression. On donnera tout pour assurer notre ticket en Ligue des champions.

La venue de Lyon le 19 avril pourrait constituer une vraie finale du championnat ?
C’est encore loin. On n’y pense pas encore. J’ai d’abord la tête à Nancy puis à Auxerre.

Comment jugez-vous le Marouane Chamakh d’aujourd’hui par rapport à celui d’il y a trois ans et demi lorsque Lyon avait offert près de 15 millions d’euros pour s’attacher vos services ?
J’ai beaucoup appris depuis cet épisode. J’ai mûri. Lorsqu’il y a eu cette offre de Lyon, je venais de débuter en Pro. Je faisais un peu tout à l’instinct. Désormais, les choses sont plus préparées et mieux maîtrisées. Depuis quatre ans, j’ai eu l’occasion aussi de jouer beaucoup de matchs de Ligue des champions. Ça compte. Aujourd’hui, je ne suis pas le même.

Comment évolue votre situation personnelle alors qu’il ne vous restera plus qu’un an de contrat à la fin de cette saison ?
C’est encore un peu flou. J’attends la fin de saison avec Bordeaux. Je n’ai jamais caché que j’aimerais évoluer en Premier League (NDLR : Tottenham mais aussi Everton le suivent de près). Mais je ne sais pas quand cela va se faire. Si je dois partir un jour de Bordeaux, ce sera uniquement pour l’étranger.

Il n’y a donc aucune chance de vous voir à Lyon, Marseille ou Paris ?
Non, aucune. Autant rester à Bordeaux.

Avez-vous trouvé un accord avec vos dirigeants concernant votre avenir ?
Il n’y a encore aucun accord. Le club va certainement me proposer une prolongation de contrat. Je vais l’étudier. Après, je ferai mon choix. Je réalise une bonne saison. Il est peut être logique aussi que certains clubs me suivent.

Les prochaines semaines s’annoncent palpitantes aussi bien pour Bordeaux que pour vous…
Ça s’annonce en effet très excitant. J’aime bien ce genre de période. Il y a de vrais challenges à relever avec la pression qui va avec. J’aime bien ça. 

Et si Bordeaux termine champion, que ferez-vous ?
Ce sera l’occasion de partir en beauté.

La rédaction - Marc Benoist