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Cissé : « Il n’y a pas de miracle à espérer »

Djibril Cissé

Djibril Cissé - AFP

Auteur d’un doublé salvateur face à Auxerre, son ancien club (1-3), en 16e de finale de la Coupe de la Ligue, l’avant-centre bastiais Djibril Cissé était l’invité de Luis Attaque ce jeudi sur RMC. Handicapé par des douleurs à la hanche, il envisage sérieusement de raccrocher les crampons à l’issue de la saison.

Djibril Cissé, grâce à votre doublé contre Auxerre (3-1), vous avez été le sauveur de Bastia en Coupe de la Ligue…

Sauveur, c’est un bien grand mot. J’ai fait une bonne entrée et je suis arrivé à changer le cours du jeu.

Vous avez aussi sauvé la tête de votre entraîneur, Claude Makelele, très menacé ces derniers jours…

Les joueurs aussi ! Perdre contre une équipe de Ligue 2, ce ne serait pas très bien passé auprès des dirigeants et du public. Il est peut-être en première ligne, mais on est tous visés. On est tous dans une mauvaise situation. Personnellement, avant d’être mon coach, c’était mon ami. Il faut tout faire qu’il reste coach le plus longtemps possible.

Vous sentez-vous prêt pour débuter un match ?

Je n’irai pas jusque-là, mais s’il faut serrer les dents et se faire mal pendant 90 minutes, allons-y et on verra après. J’ai encore des douleurs. Ce que j’ai est compliqué. J’ai de la coxarthrose de hanche. Cela ne nécessite pas trop de soins. Il n’y a pas de miracle à espérer. Il faut juste prendre des anti-inflammatoires et serrer les dents.

Si ces douleurs persistent, allez-vous mettre un terme à votre carrière à la fin de la saison ?

Si je ne trouve pas un moyen de calmer les douleurs pour être à un niveau correct, oui, j’arrêterai en fin de saison. Pour l’instant, je suis concentré à aider mon club.

Qu’est-ce qui vous pousse à continuer ?

Le foot, c’est ma vie. Tant que je pourrai donner quelque chose à ce sport, je le ferai. Et puis je ne pourrai pas arrêter sans avoir atteint la barre des 100 buts. J’en ai inscrit 96, il ne m’en manque donc plus que quatre. Ça m’embêterait d’arrêter si près du but et de ne pas entrer dans l’histoire des joueurs qui ont marqué plus de 100 buts en Ligue 1.

Quel est le plus beau souvenir de votre carrière ?

La victoire en Ligue des champions (avec Liverpool en 2005). Le moment le plus important, c’est lorsque je suis tombé entre les mains de Guy Roux. Et aussi de m’être relevé deux fois d’une fracture tibia-péroné. Revenir deux fois, c’est plus beau que des trophées.

Et le plus mauvais souvenir ?

La Coupe du monde en Afrique du Sud (2010). Quand j’y repense, on n’était pas très « fute-fute » à l’époque.

la rédaction avec Luis Attaque