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Conflit Mediapro/LFP: un président de L2 craint la cessation de paiement

Dans l’émission Top of the foot, sur RMC, le président de Chambly, Fulvio Luzi, a été l’un des rares à s’exprimer sur le conflit entre Mediapro et la LFP, qui agite le football français et menace très sérieusement la santé des clubs professionnels, fragilisée par le Covid-19.

Mediapro, principal diffuseur du foot français par sa chaîne Téléfoot, dasn l'impasse? Le groupe sino-espagnol n’a pas honoré l’échéance des droits TV du mois d’octobre et réclame de renégocier le montant du juteux contrat signé il y a deux ans avec la Ligue de football professionnel 814 millions d'euros pour la L1 et la L2). Engagé dans un bras de fer avec l’instance dirigée depuis peu par Vincent Labrune, le groupe Mediapro avait su se montrer "parfait et rassurant" aux yeux des clubs à l’occasion d’une première réunion de présentation.

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Luzi: "Je pense qu'on est tous en danger"

Et pour cause, "il (Jaume Roures, président de Mediapro) nous a fait part de caution bancaire sur la première année", a révélé dans l’émission Top of the foot le président du club de Chambly (Ligue 2), Fulvio Luzi. "Même les présidents de Ligue 1 qui n’étaient pas pro-Mediapro l’ont applaudi parce qu’on a tous été convaincus par le projet, poursuit-il, abasourdi par la nouvelle qu’il a appris dans la presse. C’est difficile d’avaler et de comprendre qu’au bout de deux mois de compétition il y ait un problème. Il y a le virus certes qui est présent mais la méthode est cavalière."

La plupart des présidents de clubs s’attendaient en réalité à ce que Téléfoot ne soit pas rentable cette année, mais ils s’attendaient aussi à ce que ce soit le cas lors du prochain exercice. L’annonce fait d’autant plus trembler tout un écosystème qu’elle tombe au plus mal, alors que la pandémie de coronavirus a déjà mis à mal les finances du club. "Je pense qu’on est tous en danger, craint Fulvio Luzi. 60-70% du budget des clubs, c’est les droits TV. Dans deux ou trois mois, si rien ne se passe, on est en cessation de paiement." Le président de Chambly reste malgré tout "optimiste" et conserve l'espoir de trouver une solution.

QM