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Correa replonge à Evian

Pablo Corréa

Pablo Corréa - -

L’Uruguayen a été nommé entraîneur d’Evian-Thonon-Gaillard ce lundi, en remplacement de Bernard Casoni, qui a résilié son contrat. Sans poste depuis son départ de Nancy cet été, il entame une nouvelle aventure. Premier objectif, le maintien en L1.

Sept mois après avoir dirigé son dernier match à la tête d’un club professionnel (Nancy-Lens : 4-0, le 29 mai dernier), Pablo Correa (44 ans) va reprendre du service. L’entraîneur uruguayen s’est en effet engagé avec Evian-Thonon-Gaillard, ce lundi. Un retour précipité par la décision des dirigeants haut-savoyards de ne pas conserver Bernard Casoni, jugé trop distant du club. Les deux parties ont décidé d’un commun accord de se séparer six mois avant la fin du contrat de l’entraîneur. Arrivé en 2010, Casoni restera comme l’homme qui a fait passer le club de National à la onzième place de Ligue 1 (à la trêve) en deux ans.

Pablo Correa aura pour première mission de maintenir le promu en L1 et de surfer sur la dynamique impulsée par un groupe composé de tauliers comme Cédric Barbosa ou Olivier Sorlin. Un défi que connait bien l’ancien entraîneur de Nancy qui a effectué toute sa carrière en France en Lorraine. D’abord comme joueur (de 1995 à 2000) puis comme entraîneur (de 2002 à 2011). Promu à la tête de l’équipe première le 11 novembre 2001, en remplacement de Moussa Bezaz, alors que l’équipe pataugeait dans les bas-fonds de la Ligue 2, l'ancien attaquant a réussi un parcours à la… Casoni en faisant remonter le club en Ligue 1 puis en l’emmenant à la victoire en Coupe de la Ligue 2006 (victoire 2-1 face à Nice en finale) et en Coupe d’Europe à de nombreuses reprises. Un destin qui ne serait pas pour déplaire à l’ambitieux président d’honneur du club, Franck Riboud, PDG de Danone.

Débuts face à Metz samedi

Correa dirigera sa première séance d’entraînement ce mardi avant d’être présenté à la presse dans la foulée. Il s’assiéra sur son nouveau banc pour la première fois, dès samedi… en Lorraine sur le terrain de Metz, l’ennemi juré de son ancien club, en 32e de finale de la Coupe de France (15h). Il arrive dans les Alpes avec José Martinez, responsable des montages vidéo à Nancy, qui était resté à l’ASNL aux côtés de Jean Fernandez, nouvel entraîneur nancéien. Ce dernier affiche d’ailleurs de grosses difficultés puisque l’ASNL a atteint la trêve en position de relégable (18e). Preuve qu’il n’est pas si facile de succéder à Correa, souvent raillé pour un jeu défensif frileux. Si les résultats suivent en jouant de la sorte, les dirigeants de l’ETG et leurs prestigieux parrains et sponsors (Riboud, Zidane, Lizarazu…) s’en accommoderont.

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Casoni : « Je me remets sur le marché » |||

Bernard Casoni, qui n’est plus l’entraîneur d’Evian-Thonon-Gaillard depuis ce lundi, souhaite vite retrouver un club. « On a pris une décision, a-t-il expliqué dans Luis Attaque, sur RMC, juste après l’annonce de son remplacement par Pablo Correa. Du moment qu’on en est convaincu, ça se passe bien. Elle vient de moi, j’en suis convaincu. On a vécu deux années extraordinaires, avec deux montées (de National en L2, de L2 en L1, ndlr), deux titres de champion et une place de 11e en L1 pour l’instant. Sur le plan sportif, ce sont deux superbes années. Les raisons (de son départ, ndlr), ça ne regarde que le club et moi. C’est une déception parce que j’aurais aimé finir le travail qui a été commencé. Tout n’a pas été réuni pour qu’on puisse le terminer. L’objectif, c’est de rebondir. Maintenant, dans deux ou trois mois, on verra bien. Je suis ouvert à tout. On (sic) se remet sur le marché. »