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Courbis allume Ancelotti

Rolland Courbis

Rolland Courbis - -

Plusieurs mois après la sortie de Leonardo dénonçant le manque de professionnalisme des joueurs français, Carlo Ancelotti en a remis une couche. Pour Rolland Courbis, les deux hommes ne sont pas exempts de tout reproche.

« Leonardo, je trouve quand même que ses propos sont un peu plus sévères que Carlo, admet d’emblée Rolland Courbis. Carlo, il peut faire la comparaison avec ce qu’il a connu en Italie. Quand je me rappelle l’effectif et la composition de l’équipe du Milan AC avec Carlo comme entraîneur, je regardais sans aucune jalousie mais en étant envieux… Je me disais : « Comment peut-on faire pour perdre avec cette équipe ? » Il a même réussi à faire un exploit inverse, c’est-à-dire perdre une finale -ce qui peut arriver à tout le monde- de Ligue des champions en menant 3-0 à la mi-temps (Liverpool-Milan AC en 2005, ndlr). C’est un exploit qui est passé sous silence, mais si un jour ça m’arrive à moi un truc comme ça, je vais le porter comme une croix tout au long de ma carrière jusqu’à mes derniers jours quand je serai au cimetière !

Donc le gars, il lui arrive ça dans sa carrière et ce n’est pas grave. On va au PSG, on n’est pas champions la première année, il n’y a rien de grave. On quitte le PSG et on va au Real Madrid avec tous les efforts qu’a pu faire le PSG, il n’y a toujours rien de grave. Eh bien qu’est-ce que vous voulez que je rajoute ? Je rajoute un « Bravo Carlo ! » et aujourd’hui, on suit avec beaucoup de curiosité les résultats du Real Madrid… »

« Les propos de Leonardo, je m'en contrefous »

En évoquant l’ancien duo parisien Ancelotti-Leonardo, Rolland Courbis ne peut s’empêcher de revenir sur le coup d’épaule du Brésilien donné à l’arbitre de PSG-Valenciennes, en mai dernier au Parc des Princes. « Il a nié sa suspension parce que selon lui, il a malencontreusement glissé et que l’arbitre se trouvait devant lui. Il a donc regardé le match depuis le vestiaire et non pas depuis l’extérieur du vestiaire. On aurait pu s’apercevoir que c’était une glissade et qu’en rien, c’était une bousculade de l’arbitre (rires). On aurait pu y croire. »

« Donc Leonardo, poursuit l’actuel entraîneur de Montpellier, c’est le gars qui est capable de nous expliquer que dans cette histoire-là, il n’est pas en faute. Donc à partir du moment où il y a cela, qu’est-ce que vous voulez ? Que je perde mon temps et mon énergie. Mais vous savez, sincèrement, les propos de Leonardo (sur le niveau du foot français), je m’en contrefous, mais vous n’imaginez même pas à quel point. Ça ne m’intéresse pas. Ces propos, je les constate, je les écoute, et je souris. Et je lui dis : Leonardo, tu as la chance de pouvoir déclarer cela comme un professeur de football. »

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Propos recueillis par Vincent Delzescaux