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Courbis : « Respecter la volonté des familles »

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A l’occasion du documentaire diffusé ce lundi 7 octobre sur RMC Découverte et consacré au drame de Furiani (1992), Jean-Michel Larqué et Rolland Courbis expliquent pourquoi il est indispensable de commémorer la catastrophe.

Que faire pour que le souvenir du drame de Furiani reste vivace ? A l’occasion du lancement sur RMC Découverte des « Grands drames du sport », dont le premier volet sera consacré ce lundi 7 octobre à 20h45 à la catastrophe de Furiani le 5 mai 1992, la Dream Team de RMC Sport se demande comment honorer la mémoire des victimes. Jean-Michel Larqué, présent sur les lieux à l’époque, estime qu’il faut tirer des leçons de ce drame. 

« On sent que rien n’a été oublié, comme si le drame s’était passé il y a huit jours. Malheureusement, il s’est passé il y a 20 ans. Il y a beaucoup de vérités et on sent que les cicatrices ne sont pas refermées, explique-t-il. Au-delà de rendre hommage aux victimes, ce qui peut se faire avec un logo sur tous les maillots des clubs de L1 et L2, il faut éviter de renouveler ce genre de bêtises. On ne construit plus des tribunes en tubulaire, mais quand tu fréquentes les abords des stades, tu te demandes s’il faut un drame pour que les gens prennent conscience des conneries. Les stades de sport ne sont pas des défouloirs… Il y a toujours des gens qui trouvent le moyen de faire des bêtises dans les stades, notamment avec les fumigènes et les fusées. »

« C'est le football qui est endeuillé »

De son côté, Rolland Courbis estime que les proches des victimes devraient être entendus par les instances du football français. « Je discuterais avec les familles pour savoir leurs souhaits et ce qu’elles aimeraient faire, confie-t-il. Pour moi, ce serait la moindre des choses. Dans cette catastrophe, c’est le football qui est endeuillé. Dans un souci de bien faire, les dirigeants bastiais ont voulu faire plaisir à beaucoup trop de personnes. Le 5 mai, il est obligatoire et indispensable de faire quelque chose. Une minute de silence, un logo, un brassard noir. Et si vraiment la volonté des familles, c’est que la journée de Ligue 1 ne se joue pas le 5 mai, mais le 4 ou le 6, on ne va quand même pas penser que c’est un gros problème ! »

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La rédaction