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Decourrière : « Je suis un président heureux »

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Le président de Valenciennes était l’invité de la demi-heure de vérité du Grand After sur RMC. L’occasion pour lui de revenir sur le très beau début de saison de Valenciennes.

Francis Decourrière, vous êtes aujourd’hui troisième de Ligue 1. Quel était votre objectif en début de saison, au moment où est arrivé le nouveau coach ?
Il a d’abord fallu que j’anticipe le départ d’Antoine, qui a rejoint le PSG alors que j’avais un contrat de longue durée avec lui. C’était le rêve de sa vie et je pense qu’il serait resté avec nous si ça n’avait pas été Paris. J’ai discuté avec les autres dirigeants du club, qui m’ont incité à faire mon choix au feeling. J’ai rencontré six entraîneurs, parmi lesquels un de vos commentateurs (Luis Fernandez, NDLR) ou un entraîneur désormais qualifié pour la Coupe du Monde (Paul Le Guen, NDLR).

Philippe Montanier n’était pas forcément votre premier choix…
On vit avec un entraîneur tous les jours. Il faut voir si le contact se passe bien et si on a les mêmes idées. C’est une aventure, presque un mariage.

Qu’est-ce qui vous a séduit chez Montanier ?
J’ai aimé le fait qu’il soit dans le Nord depuis cinq ans, la saison qu’il venait de réaliser avec Boulogne et sa façon de travailler en équipe avec son adjoint Michel Troin. Philippe était déjà venu à Valenciennes pour voir nos installations et le centre d’entraînement. Il savait qu’il y avait de bonnes conditions de travail. J’ai eu un bon feeling tout de suite et on s’est mis d’accord très rapidement.

Avez-vous parlé avec lui de la manière dont il comptait faire jouer l’équipe ?
J’ai posé la question aux entraîneurs que j’ai rencontrés, sans en faire ma première réflexion. Philippe m’a prévenu qu’il n’appliquerait pas le même système qu’Antoine Kombouaré. Je lui ai dit que c’était à lui de décider, en fonction des joueurs. Ce n’est pas toujours évident. L’an dernier, on avait fini sixième des matches retour. Je voulais conserver cette équipe et l’améliorer. On a fait de bons choix en termes de tranfert, dans des prix raisonnables, puisqu’on a investi 5 millions d’euros sur six joueurs.

L’effectif n’a pas tout de suite assimilé le nouveau style de l’équipe…
Ils ont d’abord eu des difficultés. En général, les joueurs n’aiment pas trop les changements, mais Philippe est très pédagogue. Aujourd’hui, je suis un président heureux. La seule chose qui me peine beaucoup, c’est le retard qu’on a pris sur le stade. Samedi, la moitié des spectateurs étaient sous la pluie. Aujourd’hui, on s’en occupe énormément, mais c’est un vrai parcours du combattant.

Vous en voulez-vous pour les propos injurieux que vous avez eu à l’égard de Tony Chapron ?
Bien entendu, je m’en veux beaucoup. Il n’est pas normal qu’à mon âge et avec ma façon de vivre, j’ai pu tenir ces propos-là. Sur le fond, je ne change rien, mais sur les propos, je n’aurais pas dû. J’ai été suspendu six mois et je n’ai pas fait appel. C’était normal. J’ai fait une bêtise dans le feu de l’action. Vous savez, je suis un sanguin.

Il n’y a jamais eu autant de clubs du Nord-Pas-de-Calais en Ligue 1. Qui est votre meilleur ennemi ?
Je n’en ai pas. Je souhaite que les quatre restent en Ligue 1. La notion de derby est de moins en moins importante. On est à 40 kilomètres de Lille, mais ce n’est pas un derby. C’est un club avec qui j’ai de très bons rapports. J’ai aussi des rapports affectueux avec Gervais Martel. On se chambre beaucoup. J’aime bien jouer contre Lens, qui possède un peu la même sociologie que Valenciennes.

Valenciennes peut-il longtemps se contenter d’un titre de Ligue 2 comme principale ligne de son palmarès ?
L’idéal, ce serait de gagner une coupe. Le titre de champion n’est pas trop dans nos cordes. Cette année, on fait vraiment une belle saison. J’aimerais terminer dans les dix premiers.

Que s’est-il passé avec Mamadou Samassa, en difficulté à l’OM et qui brille chez vous ?
Je me souvenais que c’était un bon joueur au Mans. J’ai été surpris dès son premier match ici. Non seulement il a marqué, mais il est en plus très intéressant dans le jeu. Il sait conserver les ballons, il distribue, il pèse et il sait être opportuniste. Peut-être qu’il a rejoint l’OM trop vite. Mais il a su rebondir chez nous.

La rédaction