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Dortmund - Bayern : une finale qui sent la poudre

Bender-Kroos

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Après avoir livré une campagne européenne impressionnante, les deux montres du football allemand, le Borussia Dortmund et le Bayern Munich, se disputent la Ligue des champions, ce samedi soir à Wembley (20h45). Spectacle garanti, et ambiance explosive assurée !

Après l’Espagne en 2000 (Real Madrid-Valence : 3-0), l’Italie en 2003 (Milan AC-Juventus : 0-0, 4 t.à.b. à 2) et l’Angleterre en 2008 (Manchester United-Chelsea : 1-1, 6 t.à.b. à 5), l’Allemagne tient SA finale de Ligue des champions. Celle-ci s’annonce savoureuse et, espérons-le, spectaculaire. Avec le Bayern Munich et le Borussia Dortmund, on peut être optimiste.

Fort d’une moyenne de 2,8 buts par match en Bundesliga (celle du PSG est de 1,7), mais aussi d’un humiliant 7-0 infligé en deux matches au Barça en demi-finale, le Bayern Munich, sacré champion d’Allemagne avec un nombre record de 91 points, sera le grand favori sur la pelouse de Wembley.

Plus hallucinant encore, et pas franchement rassurant pour Dortmund, sur 51 matches officiels livrés au cours de la saison, le géant allemand a scoré à 50 reprises (les Bavarois ne sont restés muets que contre Arsenal, 2-0).

Schweinsteiger : « Proches de la perfection »

Ce constat établi, la Coupe aux Grandes Oreilles peut-elle échapper à une équipe du Bayern Munich qui a balayé la Juventus en quart avant de gifler le Barça en demies ? Difficile à croire. Car les partenaires de Franck Ribéry, au sommet de son art, veulent aussi forcer le destin, eux qui restent sur deux échecs en finale en trois ans (défaites contre l’Inter en 2010 et Chelsea l’an passé).« On est tous impatients que le match commence, assure le milieu de terrain Bastian Schweinsteiger. Cette saison, nous avons été proches de la perfection. On espère donc réaliser une finale à l’image de notre saison. On devra nous battre et jouer les uns pour les autres. C’est la clé du match. Si on joue à notre niveau, c’est très dur de nous battre. »

Kehl : « On possède un style de jeu qui peut faire mal au Bayern »

Si le Bayern Munich semble donc avoir les armes pour rejoindre Liverpool parmi les clubs quintuples champions d’Europe (le Bayern a gagné la C1 en 1974, 1975, 1976 et 2001), il devra d’abord dominer le Borussia Dortmund, ce qu’il a réussi à faire en quart de finale de la Coupe d’Allemagne (1-0), mais pas en Bundesliga (1-1 à l’aller et au retour).

Le BVB, c’est la grosse cote de cette Ligue des champions. Vainqueur de l’édition 1997 face à la Juventus de Zidane et Deschamps, le club de la Ruhr a ridiculisé le Real Madrid en demi-finale aller (4-0). En finale, il rêve simplement « d’écraser » son rival 1-0. « Je pense fermement qu’on peut battre le Bayern, soutient le milieu de terrain Sebastian Kehl. On possède un style de jeu qui peut leur faire mal. »

En marge de cette finale qui sent la poudre, la rivalité entre les deux formations allemandes dépassera aussi le cadre sportif. Le climat n’est pas clairement au beau fixe entre les dirigeants depuis que le jeune (20 ans) et talentueux milieu de terrain de Dortmund, Mario Götze (forfait ce soir en raison d’une blessure à la cuisse gauche) s’est engagé avec le Bayern après avoir prolongé en mars avec le BVB. Mais bien plus que cette animosité de bonne guerre, ce sont des buts que l’on attend de ces dignes représentants de la Bundesliga, le championnat le spectaculaire d’Europe, paraît-il. On ne demande qu’à voir. 

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Aurélien Brossier