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Douchez : « L’équipe de France reste un de mes objectifs »

Nicolas Douchez

Nicolas Douchez - -

Gardien de la meilleure défense du championnat, Nicolas Douchez retrouve son ancien club de Toulouse ce dimanche (21h) en clôture de la 24e journée. A 30 ans, le Rennais n’a pas abandonné l’idée de s’installer en bleu.

Nicolas Douchez, avant cette 23e journée, Rennes occupait la deuxième place du classement. Pourquoi ne pas être la belle surprise de cette fin de championnat ?

Je ne sais pas si on peut être considéré comme l’équipe surprise. A chaque début de saison, on nous classe parmi les outsiders. Rennes est toujours attendu, même si cette année, nous l’étions un peu moins.

Quels sont désormais vos objectifs ?

Tout reste possible, maintenant, je pense que nous devons être conscients que nous n’avons pas l’effectif des gros clubs et qu’on n’a pas leur vécu. Mais nous avons peut-être la folie, l’insouciance ou la jeunesse qui nous permettent de moins calculer et d’assumer le fait de jouer les premiers rôles.

Cela vous contrarie-t-il d’être dans un club de ‘‘loosers’’ ?

J’ai l’air d’être malheureux (rire). C’est peut-être ce qui nous permet d’avoir des objectifs et de montrer à tout le monde qu’ont peut y arriver. Nous n’avons pas la prétention de dire que nous allons y arriver, mais on essaye de toute mettre en œuvre pour le faire.

Peut-on comparer le Rennes d’aujourd’hui, au Toulouse de 2007, l’année où vous vous étiez qualifié pour la Ligue des Champions ?

Nous étions plus la surprise que Rennes actuellement. Depuis le début de saison, nous sommes réguliers, dans les cinq premiers. Il arrive un moment où ce n’est plus une surprise. Avec Toulouse, nous étions revenus d’où personne nous attendait. Avec Rennes, on est un peu plus craint. On arrive malgré tout à assumer ce rôle.

« Des propositions, j’en ai »

Toulouse conserve-t-il une place particulière dans votre cœur ?

C’est le club qui m’a fait découvrir la Ligue 1, la Coupe d’Europe. Ça représente beaucoup.

Pensiez-vous atteindre ce niveau un jour ?

J’ai eu des doutes. Malgré la confiance, on a des doutes. A Toulouse, j’en ai eus quand j’étais bloqué parce que Christophe Revault, qui était un monument là-bas, faisait ses matchs. S’il n’y avait pas eu ce coup du sort et sa blessure, aurais-je vécu ce que je vis maintenant ? C’est la question.

L’équipe de France fait-elle partie de vos objectifs ?

Il y a ceux qu’on peut atteindre et ceux qui sont plus difficilement accessibles. L’équipe de France reste un de mes objectifs. Ça l’a toujours été. Même à mes débuts à Toulouse. Il faut avoir des objectifs élevés, sans avoir la moindre prétention. Il faut se donner les moyens d’y arriver.

Etes-vous à votre meilleur niveau ?

Je ne compare pas. Je ne sais pas quel est mon meilleur niveau. Je sais juste que je suis plus régulier que ce que j’ai pu faire sur les autres saisons. J’ai envie de tenir ce niveau jusqu’à la fin de la saison.

Où en sont les discussions sur votre prolongation ?

Les discussions ont repris cette semaine. On essaye de voir si on peut se mettre d’accord. Le plus important c’est de voir l’envie du club. Des propositions, j’en ai. Il n’y a pas plus de chances que je sois à Paris, à Rennes, à machin. Je prends mon temps. J’ai envie d’être content. Paris peut être une possibilité comme Manchester. Le raccourci a été fait. J’en entends parler. Si ça se trouve Paris s’intéresse à moi, ou peut-être pas. 

Recueilli par Pierre-Yves Leroux à Rennes