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Droits TV Ligue 1: BeIN Sports fait appel à un conciliateur

Alors que BeIN Sports, la LFP et Canal+ se sont retrouvés ce vendredi au tribunal civil de Paris pour débattre une nouvelle fois du fameux lot 3 des droits TV de la Ligue 1, la chaîne qatarienne a décidé en parallèle de faire appel à un conciliateur, pour trouver une issue à cette situation.

BeIN Sports et la Ligue de football professionnel (LFP) se sont retrouvés ce vendredi au tribunal civil de Paris. Comme annoncé par RMC Sport, Canal+ était bien co-accusé dans ce dossier. Les avocats de la chaîne cryptée se sont rendus à l’audience et ont rappelé que Canal refuse toujours de diffuser le lot 3 des matchs de L1 (samedi 21h et dimanche 17h). Le groupe qatari a lui insisté sur le fait que le contrat de sous-licence a été respecté la saison passée et qu’il n’y a donc aucune raison qu’il ne le soit pas non plus pour la saison 2021-2022, qui débute le 6 août prochain. Mais ce n'est pas tout.

Selon nos informations, BeIN Sports a décidé de faire appel à un conciliateur, Hélène Bourbouloux, pour trouver une issue à cette situation. Administratrice judiciaire de premier plan, cette dernière est l'une des conciliatrices les plus recommandées, habituée à traiter les litiges les plus importants. Elle a également une grande expérience des affaires impliquant directement ou indirectement l'État français.

Une source proche du dossier confie que BeIN Sports "ne paiera pas un seul euro pour ces deux matchs". "La solution doit venir du binôme Canal-LFP", poursuit-elle. 

Le patron de BeIN Sports rassure ses équipes

Après la contre-attaque de BeIN Sports devant la justice, le président de la chaîne qatarienne, Yousef Al-Obaidly, a par ailleurs tenu à rassurer ses équipes avec un mail que RMC Sport a pu consulter.

"Comme vous l'aurez lu ces dernières semaines, depuis l'attribution par la LFP des anciens droits TV de Mediapro sur le football français à Amazon, les incertitudes et les différends se sont multipliés, écrit le patron de BeIN. Tout au long de cette période, nous avons constamment cherché à persuader les principales parties en conflit afin de trouver des solutions pratiques. Cependant, en tant qu'entreprise, nous avons fait l'objet d'attaques très agressives et injustifiées. Par conséquent, nous avons été contraints de prendre des mesures que nous n'aurions normalement pas dû prendre - dans l’unique but de protéger nos intérêts. L'une de ces mesures est l'ouverture d'une procédure de conciliation cette semaine, dont l'objectif est de trouver une solution à l'amiable pour faire face à la crise actuelle, par l'intermédiaire d'un conciliateur connu et compétent."

Al-Obaidly, qui assure que la solvabilité ne l'entreprise n'est pas en cause, évoque ensuite sa volonté de ne pas s'engager dans "des débats médiatiques", et explique qu'il ne fera pas de commentaire dans l'immédiat, "les discussions des parties prenantes avec le conciliateur étant confidentielles".

Arthur Perrot