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Droits TV Ligue 1: l'Élysée ne veut pas "intervenir" ni "garantir les risques pris"

L'Élysée fait savoir au Monde qu'il n'a pas l'intention de s'immiscer directement dans le conflit autour des droits TV de la Ligue 1 entre Mediapro et la LFP. La présidence de la République déplore cependant la méthode "déplorable" du groupe audiovisuel sino-espagnol, qui refuse d'honorer son deuxième paiement.

Il n'est pas question pour l'Élysée de jouer les arbitres pour régler le dossier des droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2. La présidence de la République, interrogée sur le conflit entre Mediapro et la Ligue de football professionnel, l'a explicitement fait savoir mercredi au Monde: "Nous n’allons pas intervenir auprès de Mediapro pour les aider à payer leurs dettes ou garantir les risques qu’ils ont pris dans le cadre d’un appel d’offres. Nous n’allons pas intervenir sur les droits télé."

Une source à l'Élysée a également offert son analyse de la méthode "critiquable" et "déplorable" de l'éditeur de la chaîne Téléfoot, qui refuse d'honorer son deuxième versement de 172 millions d'euros: "Ils considèrent que les conditions sanitaires affectent leur capacité à mener le tour de table financier. Ils n’ont pas encore réussi à emprunter auprès des banques les sommes dont ils ont besoin et ont des discussions avec l’actionnaire".

L'Élysée surveille

Ces déclarations confirment que le palais surveille de près cette situation. "Le football professionnel français est une filière économique importante du pays, dont dépendent de nombreuses entreprises, et qui apporte une contribution significative au financement du sport amateur", avait rappelé l'Élysée auprès de RMC Sport. "L’État reste particulièrement attentif et vigilant quant à la mise en œuvre du contrat liant la Ligue de football professionnel à ce groupe", pouvait-on aussi lire dans ce communiqué.

Détenteur de la majeure partie des droits de diffusion TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2, Mediapro s'est engagé dans un bras de fer pour obtenir la baisse de son contrat record censé lui coûter 800 millions d'euros par saison. Pour l'heure, la LFP a refusé tout délai de paiement et s'attèle à trouver une solution pour reverser l'argent attendu le 17 octobre par les clubs.

JA