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Frédéric Antonetti : « Un volcan éteint qui a besoin de bouillir »

L'entraîneur du Stade Rennais.

L'entraîneur du Stade Rennais. - -

Avant la reprise du championnat face à Boulogne-sur-Mer au stade de la Route de Lorient, Frédéric Antonetti a fait le point sur son nouveau club.

Frédéric, Rennes débute la saison ce samedi face à Boulogne-sur-Mer...
Boulogne va venir ici très motivé et très solidaire. Mes joueurs doivent être à leur niveau. J’ai entraîné des équipes qui avaient des petits budgets comme l’USBCO et ce n’était pas facile de nous battre. J’ai beaucoup de respect pour tout le monde et notamment pour ces clubs qui réussissent à avoir des résultats malgré des moyens financiers plus limités.

L’un des grands atouts de Boulogne sera son buteur Grégory Thil...
Je le connais bien. Avec Nice, nous avons affronté Boulogne en Coupe de la Ligue (victoire des Aiglons 3-1) la saison passée. C’est un joueur qui arrive sur le tard. A chaque fois que le niveau monte, le sien monte aussi.

Comment se sont déroulées vos premières semaines aux commandes du Stade Rennais ?
J’ai été très bien accueilli. Sur le plan professionnel, tout ce qu’on a dit, on l’a fait. J’aime ça. Je n’ai pas eu trop le temps de voir la région. Mais je sens que le Stade Rennais est comme un volcan éteint qui a besoin de bouillir. On va essayer de s’en charger.

Rennes est-il prêt ?
Au niveau de l’effectif, nous sommes prêts. En revanche, nous aurons peut-être besoin de quatre ou cinq matches pour que l’équipe soit rodée. Je ne suis pas pressé d’attaquer. Si on avait eu une semaine supplémentaire, ça ne m’aurait pas déplu. On va voir. Si on finit cinquième, ce sera une bonne saison, quatrième, une très bonne saison et troisième, une saison exceptionnelle. Je signe aussi pour une sixième place et une victoire en Coupe de France.

La qualité du centre de formation du Stade Rennais entre-t-elle dans votre réflexion ?
Oui, il faut en tenir compte. Il faut parfois laisser la place aux jeunes. C’est un travail sur la durée. Si j’ai la chance de continuer au Stade Rennais, j’aurais plus d’informations sur certains d'entre eux. Si j’avais été là la saison passée, j’aurais fait certaines choses différemment. Pas une révolution mais j’aurais changé les choses à hauteur de 5%. Disons qu’on aurait laissé un peu plus de place pour les jeunes.

La rédaction