RMC Sport

Garcia de retour : les dessous d'un volte-face

Le directeur général du LOSC, Xavier Thuilot, a été débarqué mardi à l’issue du conseil d’administration du club nordiste. La porte ouverte à un retour de Rudi Garcia, alors que Michel Seydoux récupère les anciennes fonctions de Thuilot.

Initialement, Michel Seydoux et Xavier Thuilot étaient d'accord pour se séparer de Rudy Garcia. Les procédures de licenciement envoyées à l'entraîneur et son adjoint Frédéric Bompard l’attestent bien. Alors que s'est-il passé pour que le bras de droit du président lillois prenne subitement la porte, mardi lors d’un conseil d’administration exceptionnel du club, coup de théâtre annonçant dans un second temps le retour de Rudi Garcia pourtant éconduit quelques jours plus tôt ? Selon une source très proche du dossier, deux éléments ont poussé Michel Seydoux à destituer son homme de confiance, en poste depuis 2002, qui endosse du même coup le rôle de fusible dans cette histoire.

Tout d’abord, la pression des autres actionnaires sur le président lillois. Ces derniers auraient mal pris le fait de ne pas avoir été mis au courant de la décision de se séparer de Garcia, à qui ils trouvaient bien peu de choses à reprocher (Lille, 5e du championnat, disputera la Ligue Europa la saison prochaine, ndlr). Le second élément comporte l'absence de solution de rechange de Seydoux et Thuillot pour remplacer Garcia...

La piste menant à Paul Le Guen s'étant nettement refroidie, en partie en raison de la pression de certains actionnaires qui n'approuvaient pas le choix de l’ex-entraîneur du PSG, Seydoux n'avait plus d'autre alternative que d'aller rechercher son ancien coach. Ce volte-face ne pouvant se faire sans une victime, c'est la raison pour laquelle Thuilot a du rendre les armes lundi lors du conseil d'administration exceptionnel : alors que ce dernier a tenté de convaincre une ultime fois les actionnaires qu'il pouvait encore rattraper le coup, ces derniers lui ont rétorqué que Garcia ne reviendrait pas s'il restait au club... Ne restait plus alors qu'à voter à l'unanimité son renvoi, porte ouverte au retour d'un entraîneur, toujours salarié du club... Pour leur part, les joueurs n'ont pas attendu le communiqué officiel pour s'échanger l'information. Les téléphones portables ont chauffé mercredi, et la tendance était aux réjouissances.

La rédaction - Fabien Lefort