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Gerets : « Niang était bien seul »

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L’entraineur de l’OM est revenu dimanche après la séance de décrassage, sur l’incroyable défaite contre Lorient (3-2) et critique ouvertement le manque de professionnalisme de ses joueurs.

Si mes joueurs sont des professionnels … : « On a fait la séance vidéo, deux fois. Je leur ai expliqué ce qui s’est passé sur le terrain. S’ils sont professionnels, je pense qu’ils vont revoir le match. Ils verront alors que chacun de mes mots sur l’analyse étaient corrects. Je dois avouer que je suis choqué par certaines choses que j’ai vues mais… Je n’ai pas envie d’en parler. »

Du sable dans les yeux de l’arbitre : « Si l’arbitre assistant n’avait pas 6 kg de sable dans les yeux, on marque le 3e et le match, malgré tout, est fini. J’aurai préféré qu’il ne siffle pas le pénalty, et qu’il donne le carton rouge, et qu’on continue à 1-0, parce qu’après elle (Corinne Lagrange, l’arbitre de touche) a complètement perdu la tête. Je n’en veux pas à l’arbitre parce qu’il était aussi malheureux que moi après le match. Il a vu les images comme moi. »

Niang et personne d’autre : « J’ai digéré la défaite contre Paris (4-2) parce qu’on est tombé sur un adversaire qui a réalisé son meilleur match de la saison. Mais si tout le monde avait fait son boulot hier, on aurait pris les 3 points. Si on veut jouer un rôle important dans le championnat en France ou en Chine, il faut faire son job. Si on ne le fait pas à 100%, on peut se faire ‘tuer’ par des gens qui sont venus avec un gros cœur, avec des couilles, parce qu’ils ont joué très haut. En principe, avec l’espace qui se dégageait derrière leur dernière ligne, ont aurait dû multiplier les appels. C’était un match typiquement pour Bakari Koné (blessé, victime d’une entorse au genou droit), c’est le joueur qui va le plus en profondeur. Mais à part Niang, il y a eu trop peu d’appels de balle dans le dos des défenseurs. Si tout dépend d’un joueur, c’est délicat. Ce match a été une déception terrible, et j’espère que mes joueurs sont aussi déçus que moi je le suis. »

La rédaction - Florent Germain