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Gignac, les nerfs à vif

André-Pierre Gignac

André-Pierre Gignac - -

L’attaquant de l’OM est apparu assez tendu ces derniers jours. Auteur de l’égalisation face à Toulouse (2-2) dimanche, il a toisé le public du Vélodrome. Quelques jours plus tôt, il s’était déjà « chauffé » avec un spectateur lors d'un match de L2...

« Et alors ! Et alors !» Le regard tourné vers le virage Nord, André-Pierre Gignac interpelle les supporters. L’attaquant de l’OM vient d’égaliser (2-2) face à Toulouse ce dimanche, inscrivant au passage son premier but depuis le 12 février et un doublé à Sochaux (1-2). Tandis que ses partenaires le congratulent, il se dresse face au Vélodrome torse bombé et regard incisif. Une attitude de défiance qui traduit une certaine nervosité. Critiqué depuis son arrivée sur la Canebière l’été dernier, l’ancien attaquant des Bleus est à cran. Déjà remplaçant la semaine passée à Lens (0-1), Gignac était à nouveau sur le banc face à ses anciens partenaires. Une situation qu’il accepte difficilement. « Même si je suis remplaçant, j’arrive à faire une bonne rentrée, a-t-il confié à OMTV. Maintenant, je ne suis pas venu pour être un joker et entrer à la 60e minute. C’est au coach de faire ses choix. Mais je ne suis pas un joker. » Des propos assez étonnants pour un joueur payé au prix fort (16 millions d’euros) et seulement auteur de six buts en championnat cette saison.

Tension lors d’un match de L2

Vendredi soir, le Martégal avait déjà laissé transparaître une certaine nervosité. Comme nous vous le racontions dès samedi, alors qu’il assistait à la rencontre de Ligue 2 entre Istres et le Mans (0-0) à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), l'attaquant marseillais, apostrophé sur son niveau de jeu par un spectateur un peu chambreur, avait invité ce dernier à descendre sur le parvis du stade pour s’expliquer. En tête à tête. Sous les yeux de certains de ses proches. Une scène révélatrice de la tension qui entoure Gignac en ce moment. « J’ai envie de jouer, de marquer et d’être décisif pour qu’on puisse rafler le titre », a glissé Gignac ce week-end. A condition de garder la tête froide.

Alexandre Jaquin