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Gignac veut tenir son pari

André-Pierre Gignac

André-Pierre Gignac - -

Titulaire et buteur mardi soir en Coupe de la Ligue face à Lens (4-0), André-Pierre Gignac a livré une prestation encourageante contre les Sang et Or. Une sortie prometteuse qui en appelle d'autres. A condition de laisser les pépins physiques derrière lui.

Il y a des paris lancés comme ça, à la va-vite. Sans réelle forme d’engagement. Et d’autres, où l’on ne doute pas du tout de son futur succès mais qui, à la longue… pourrait bien ne pas connaître la fin escomptée ! Celui indirectement lancé par Daniel Riolo à André-Pierre Gignac en début de saison appartient un peu aux deux catégories. Le journaliste et consultant football pour RMC Sport avait défié, à travers un pari initialement passé avec Eric Di Meco, l’ancien Toulousain d’inscrire 15 buts cette saison… toutes compétitions confondues.

Si l’intéressé réussissait le challenge, Riolo se laisserait fouetter cul nul par l’ancien défenseur de l’OM ! Un défi qui n’avait pas échappé à Gignac, désireux de clouer le bec au journaliste. Ni aux confrères de la Provence, d’ailleurs, qui n’ont pas hésité à relever qu’après son but inscrit mardi soir contre Lens en Coupe de la Ligue, il ne restait plus à « Dédé » que 14 buts pour atteindre son objectif.

« Gignac-Rémy, ça aurait de la gueule »

Martyriser Riolo reste le cadet des soucis du buteur olympien. Celui qui démarrait au Vélodrome une rencontre comme titulaire pour la première fois depuis cinq mois et demi, a marqué les esprits. Disponible, volontaire et tranchant, il a mis son équipe sur de bons rails, même s’il a manqué de réussite après (un poteau). « Le Gignac de mardi soir m’a plu, son but aussi, affirme Rolland Courbis. Ça lui permet de retrouver un semblant de confiance et ça aide également ses coéquipiers à retrouver le moral. Mais Lens reste un adversaire très moyen. Alors, n’en demandons pas trop. » Wait and see donc, préconise l’ancien entraîneur marseillais.

D’abord parce que Gignac -entre sa pubalgie, sa cure à Merano, son vrai-faux départ au mercato d’été et ses douleurs récurrentes aux abdominaux- a des choses à digérer. Ensuite, parce que « Dédé » a toujours mal aux adducteurs et que sa propension à dépasser la douleur l’aidera à franchir le cap tant espéré. « Les sensations, ça ne se retrouve pas comme ça, reconnaissait Gignac à l’issue du match. J’ai besoin de temps. Il n’y en a pas beaucoup ici, je le sais. Il faut que je m’habitue à la douleur. » De son côté, Deschamps lui a trouvé une place dans le 4-4-2 qu’il a imposé depuis deux matches. « J’ai toujours dit que s’il était en pleine possession de ses moyens et qu’il avait la confiance de son entraîneur, il marquerait ses 15 buts par saison, développe Di Méco. Et puis, l’association Gignac-Rémy, ça aurait de la gueule… De toute façon, vu les résultats actuels, Deschamps ne peut pas se permettre de se passer de Gignac. » La présence de l’ancien Lorientais est donc pressentie, ce samedi, à Dijon (19h). L’occasion, encore, d’accroître ses chances de réussir son pari.