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Giuly, pour le plaisir

Ludovic Giuly

Ludovic Giuly - -

Capitaine et buteur samedi face à Nancy (3-0), Ludovic Giuly s’éclate avec une équipe de Lorient présente dans le haut de tableau. A 36 ans, il veut prendre un maximum de plaisir avant de tirer sa révérence.

La victoire face à Nancy
« Ça s’est bien passé. Tant mieux pour nous. Je ne savais pas trop où j’en étais physiquement. Ça fait un mois que je m’entraine avec le groupe. J’étais rentré deux fois. Physiquement, ça va. J’ai donné tout ce que je pouvais. On gagne, je marque, donc bonne soirée pour nous. »

Le plaisir d’être sur le terrain
« C’est ma dernière année. Je suis venu ici pour prendre du plaisir. Il y a déjà le plaisir du jeu que le coach (Christian Gourcuff, ndlr) pratique depuis quatre ans. Je me sens bien dans ce groupe. Les gars sont formidables. Dès que j’ai des ambiances comme ça, dès qu’on marque, ce sont des sensations uniques au monde. Je prends le maximum d’énergie, le maximum de joie. Je ne suis pas ici pour foutre la merde ou faire la gueule. Je suis très heureux de pouvoir m’épanouir et m’éclater. C’est comme ça que je suis venu, c’est comme ça que resterai jusqu’à la fin de ma saison. »

La joie du buteur
« Ce sont des sensations uniques et ça on ne peut pas le décrire. J’en prends plein la gueule à chaque fois parce que je sais que bientôt, ça va me manquer. On va très haut et on a du mal à redescendre. C’est quelque chose que dans la vie, on n’a pas, à part la naissance de mes enfants. Là, ça fait 18 ans, tu rends des gens heureux et ça, c’est le plus important. C’est ton instant, ce sont tes 10 secondes à toi et tu fais vibrer des gens. A chaque fois que je marque j’ai des frissons et ça, c’est le plus beau cadeau que je puisse recevoir. »

Le brassard de capitaine face à Nancy
« Je ne sais pas si c’est parce que je suis le plus vieux. Dans certains clubs, ça se fait. Je l’ai pris, je l’ai assumé. Il n’y a pas de problème, je connais l’histoire. Je le prendrai à chaque fois pour motiver ma troupe. Les gars sont contents et ça s’est bien passé en plus. »

L’intégration à Lorient
« Je m’adapte. Au temps surtout, parce que je viens de Monaco. Je savais que c’était synthétique, je savais que le temps était moyen. Mais je m’en fous. J’irai en vacances au soleil. Le plus important, c’est de porter un maillot et s’éclater. Je ferai des UV comme tout le monde et je garderai mon bronzage ! Les Bretons sont très respectueux, ce sont des gens adorables. Ça me fait du bien de retrouver des gens ‘‘normaux’’. Monaco, c’est quand même spécial. Dans 100 mètres carrés, il y a des milliards qui se promènent ! Ici, ce n’est pas le cas. Ce sont des gens vrais, purs. Ils travaillent, comme mes sœurs, comme mes parents. »

La barre des 100 buts en Ligue 1
« J’ai la chance de jouer donc j’essaie de marquer. L’essentiel, c’est quand même de gagner. Si on peut avoir les deux, c’est le top. Les 100 buts ? Je suis un peu loin quand même… Je suis à 84 buts, je ne suis pas un attaquant. Si je mets 5-6 buts, ce serait déjà un bon chiffre cette saison. » 

Propos recueillis par Pierre-Yves Leroux