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Gonalons revient sur terre

Maxime Gonalons

Maxime Gonalons - -

Pour ses deux premières sélections face aux Etats-Unis (1-0) et la Belgique (0-0), Maxime Gonalons a réussi son baptême du feu avec les Bleus. Retour sur une semaine inoubliable qui avait démarré mardi dernier avec le forfait de Samir Nasri.

Tout a commencé par une chanson. Comme tous les nouveaux appelés en Bleus, Maxime Gonalons n’a pas dérogé au traditionnel bizutage : « J’ai chanté : « J’aurais voulu être un artiste » de Daniel Balavoine, raconte, hilare, le principal intéressé. J’avoue, ce n’était pas si facile… Mais comme il y a une bonne ambiance dans le groupe, tout s’est bien passé ».

De Clairefontaine au Stade de France en passant par Enghien-les-Bains (Val d’Oise), le natif de Vénissieux a donc vécu une première semaine de rêve en sélection. Grâce, notamment, à ses coéquipiers lyonnais (Hugo Lloris et Anthony Réveillère) qui lui ont permis de vite s’intégrer : « Les Bleus, c’est une expérience énorme. Il faut voir, j’ai côtoyé les meilleurs joueurs français du moment. A l’entraînement, il y avait aussi beaucoup de talents. Ça allait plus vite. Pour moi, c’était grand ! ».

Outre les séances d’entraînement, le milieu de terrain de l’OL a surtout goûté au bonheur de fouler la pelouse du Stade de France avec les Bleus. Après avoir remplacé Yann M’Vila face aux Etats-Unis (1-0) vendredi dernier, le jeune milieu de terrain de l’OL a fêté sa deuxième cape quand le Rennais s’est blessé mardi face à la Belgique (0-0) : « Hier (mardi), je n’étais pas préparé pour entrer. Mais quand je suis sur la pelouse, je ne me pose plus de question. Comme d’habitude, je ne me suis pas pris pas la tête. Au final, ça s’est plutôt pas bien passé. J’espère que ce n’est que le début d’un long chemin car c’est n’est que du rêve pour moi ». 

« Je sais d’où je viens »

Un rêve qui aurait tout aussi bien pu tourner au cauchemar. Alors qu’il débute à peine sa carrière pro en 2008, un staphylocoque doré lui est diagnostiqué après une ampoule mal soignée. L’amputation de sa jambe est alors envisagée : « Je suis passé par des moments assez difficiles au début de ma carrière, glisse-t-il. Je sais d’où je viens. C’est pour ça que ma notion de plaisir est aujourd’hui décuplée ». En avance sur son temps, Maxime Gonalons (22 ans) franchi les paliers à une vitesse affolante. Il y a deux ans, le Lyonnais de pure souche évoluait encore en CFA : « Depuis quelques temps, Maxime a passé un certain nombre de caps avec nous, assure l’entraîneur rhodanien, Rémi Garde. Il confirme, il progresse. En plus, il a la personnalité et l’état d’esprit pour percevoir les choses et analyser ses performances. Il fait partie des éléments qui ont contribué à stabiliser mon équipe. Je compte sur lui ».

Celui qui a prolongé jusqu’en 2016 avec l’OL espère également faire partie de l’aventure pour l’Euro 2012 avec les Bleus. Même si Laurent Blanc le considère encore un peu « tendre » au niveau international : « « Bien sûr, je suis ambitieux. J’ai des objectifs. On sait qu’il y a l’Euro bientôt. A moi de faire des bonnes performances avec mon club pour en être…».

Florian Fieschi avec E.J. à Lyon