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Gransart : « Jordan Ayew est toujours décisif dans les grands matchs »

Le fils d'Abedi Pelé a réussi ses débuts sous le maillot olympien

Le fils d'Abedi Pelé a réussi ses débuts sous le maillot olympien - -

Le directeur du centre de formation de l’OM est heureux des débuts réussis du jeune fils d’Abedi Pelé, buteur contre Lorient ce mercredi (2-1) pour son premier match en Ligue 1.

Avez-vous été surpris par les débuts de Jordan Ayew ?
J’ai été surpris déjà qu’il entre parce qu’il y avait encore du beau monde sur le banc. Après, il ne s’est pas posé beaucoup de questions. Il est entré dans le match comme d’habitude. Il a eu le bonheur de marquer un but important qui relance l’équipe. C’était son premier match. Il a mis la barre haute. Mais il va falloir confirmer. 

Quel a été son parcours ?
Jusqu’aujourd’hui, c’était le fils d’Abedi Pelé et le frère d’André Ayew (20 ans et prêté à Arles-Avignon cette saison, ndlr). Il est arrivé avec son frère, à 14 ans. Il a fait tout le cursus de formation. Il fait partie des Champions de France de moins de 16 ans (2008, 2009). Depuis cette année, il est dans le groupe CFA. Il joue régulièrement après un début de saison raté. Il avait été expulsé lors d’un match amical et ça l’a bien handicapé. C’est un gamin qui ne pose pas de problème sur le plan de la volonté, du comportement et du travail. Il était très introverti. Mais il s’est libéré depuis. 

Quelles sont ses principales qualités ?
Sa grande caractéristique est qu’à chaque match important, il a cette capacité à hisser son niveau, à être influent et décisif. Il peut jouer sur les côtés ou en pointe. C’est un joueur très puissant capable de répéter les efforts. Il cherche à aller de l’avant et dribbler. Il entreprend beaucoup. Mais il a toujours la volonté de faire la différence. 

Lui avez-vous parlé depuis mercredi ?
Non. Il est bien entouré. Des gens sont là pour le recadrer. Trois jours avant le match, il est venu me voir pour parler de son jeu. C’est la première fois qu’il venait de son propre chef dans mon bureau. C’est un signal d’ouverture. Je me suis dis qu’il était en train d’évoluer positivement. 

« Ça valorise le travail du centre de formation »

Vous devez vous réjouir pour le centre de formation…
Ça valorise le centre et le travail qui est fait depuis des années. Il y a un savoir-faire ici. On arrive à avoir des joueurs avec de bon profil. Les gamins du centre savent qu’avec du talent, on peut jouer en pro à l’OM, en sachant que la barre est haute. Marseille, c’est le très haut niveau. Tous ceux qui ont passé cette épreuve ont fait des carrières internationales. Si le club avait eu les moyens de garder les joueurs formés au club, on aurait un milieu de terrain avec Mathieu Flamini, Samir Nasri et Seydou Keita.

Peut-il s’imposer sur le front de l’attaque devant un Morientes décrié et un Brandao maladroit ?
Quand on est bon, ça n’est pas une question d’âge. Chaque joueur a son histoire. Tout peut se passer. Après, il faut toujours la part de chance. Il est rentré fort. Mais l’exigence pour lui doit se limiter à un jeune espoir.

La rédaction avec F.G.