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Hoarau : « Giuly n’est pas mort »

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Les deux parisiens ont marqué les buts de la victoire au Havre (3-1), samedi. Une association qui fait le plus grand bien au PSG.

Guillaume Hoarau, vous marquez vos 7e et 8e buts contre le HAC, votre ancien club. Une soirée très particulière ?
Ça faisait un petit moment que je l’avais en tête. Dès que le calendrier est sorti, j’ai coché la date. C’est ici que j’ai tout appris. C’était un grand plaisir de retrouver les copains sur le terrain. Après, il y a eu un match, chacun a défendu ses couleurs. Quand je vois ce qu’ils ont fait en seconde période, je ne me fais aucun souci pour eux.

Pourquoi cette retenue après avoir marqué ?
Je ne suis pas de nature très expansive. Je ne me voyais pas courir avec un grand sourire, après avoir marqué contre ce club. Intérieurement j’étais content, mais par respect, j’ai contenu ma joie, et je pense avoir bien fait.

Qu’avez-vous dit à Christophe Revault après le pénalty que vous transformez ?
L’an dernier, je tirais tous mes penalties à droite du gardien. Ce soir, je me suis demandé qui allait craquer : lui ou moi ? Finalement, c’est moi, j’ai tiré à gauche, et lui est parti du côté droit. Après le but, je suis allé lui serrer la main, on s’est regardé et on s’est compris.

Votre association avec Giuly donne l’impression de très bien fonctionner…
Ça marche bien, ça ne fait que deux matches. Ludo s’est très vite adapté. Je sais qu’il aime les passes en profondeur, donc j’ai tout fait pour lui donner de bons ballons. Il a prouvé que Giuly n’était pas mort. Il a rejoint Paris avec une préparation retardée, mais s’il joue comme ça, on sera tranquille.

C’est votre 8e but, ce qui vous place en tête du classement de la L1. Avez-vous atteint le tiers de votre objectif ?
Je ne me suis pas fixé d’objectifs. Je me dis de gagner en temps de jeu, de prendre du plaisir. Mais je sais que j’ai encore du chemin à parcourir, je dois gagner en efficacité. Ce soir j’aurais pu en mettre plus au fond.

Paris vient d’enchainer deux victoires. Un début de stabilité retrouvée ?
On n’a pas su enchainer après Marseille (victoire 4-2), avec deux défaites contre Nice et Toulouse. On s’est posé les bonnes questions. Si on fait tout pour protéger nos cages, on saisit que quand on ne prend pas de buts on peut en marquer. Ça fait trois matches avec celui de la Coupe de la Ligue qu’on fait beaucoup d’effort devant pour contribuer à la solidité de l’équipe.

Avec cette victoire, vous êtes 8e avec 23 points mais à seulement trois longueurs de Marseille, 2e. N’est-ce pas une très belle opération pour le PSG ?
Ce soir on reste dans le bon wagon, on prend trois points, ça nous fait du bien pour le classement. On va pouvoir aborder Lyon samedi prochain avec plus de sérénité.

La rédaction - Loïc Briley