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Ibrahimovic et le PSG reprennent le pouvoir

Zlatan Ibrahimovic

Zlatan Ibrahimovic - -

Le PSG s’en est remis au 19e but cette saison de Zlatan Ibrahimovic pour dominer une vaillante mais limitée formation bordelaise (1-0). Le club de la capitale reprend à Lyon la place de leader de la Ligue 1.

Un stade Jacques Chaban-Delmas comble. Un PSG avec, excepté Thiago Silva (blessé) et Thiago Motta (suspendu), l’intégralité de ses stars, Zlatan donc, mais aussi Lavezzi, Ménez et le petit nouveau Lucas. L’enjeu de retrouver la première place du classement de Ligue 1 pour les Parisiens, celui de rester au pied du podium pour les Bordelais : les motifs ne manquaient pas dimanche, pour affubler ce Bordeaux-PSG de match de gala. Sauf que de gala, il n’y a pas eu. Une fulgurance de Zlatan Ibrahimovic, sur un éclair de Lucas, a suffi à éteindre le dynamisme bordelais. Définitivement (1-0). Et à libérer un PSG visiblement trop marqué émotionnellement après le décès de Nick Broad pour en offrir davantage au public.

« Merci pour tout et au revoir ». Voilà comment pourrait se résumer la soirée du Paris Saint-Germain et celle de sa superstar suédoise, auteur dimanche de son 19e but cette saison en Ligue 1, avec la complicité d’un Trémoulinas pas vraiment attentif sur la passe en profondeur de Lucas et d’un Cédric Carrasso pas verni non plus sur la frappe d’Ibrahimovic. « Zlatan » n’avait pas les yeux rougis de son entraîneur Carlo Ancelotti, pourtant, en larmes peu après le coup d’envoi. Ni le masque qu’arborait Mamadou Sakho tout au long de la rencontre. Mais le géant scandinave, si ce n’est son but, a pratiquement tout raté.

Une première depuis 2005

« Ibra » a traversé la rencontre comme un fantôme et il n’était pas le seul Parisien, hormis Lavezzi et Lucas, à manquer d’envie et d’application au moment de donner plus de relief et de rythme au jeu de son équipe. Paris avait la tête ailleurs, comme le rappelait le brassard noir que chacun de ses joueurs portait autour du bras, l’esprit tourné vers Nick Broad, le nutritionniste du club, décédé vendredi des suites d’un accident de la circulation. Paris n’était pas dans son assiette et Bordeaux n’en a pas profité. Pas par manque d’envie. Plutôt par manque de présence offensive sur le but de Sirigu. Les Girondins ont centré, beaucoup, et à part une tête écrasée de Saivet qui aurait mérité un meilleur sort (41e), ils n’ont jamais trouvé la mire.

Les Bordelais ont essayé, mais ont à chaque fois (Obraniak, 41e) trouvé les gants du gardien du PSG, quand ce n’est pas la précision qui leur a tout simplement manqué (Mariano, 78e). A ce petit jeu, Maxwell (71e) et Chantôme (86) ont bien failli les punir. Incapable de tromper la défense du PSG, à l’aller comme au retour (comme Ajaccio), Bordeaux perd son invincibilité à domicile, cède sa 4e place à Nice et voit son bon début d’année 2013 (deux victoires) gelé. Paris ? Après avoir respecté une minute de silence, déjoué, marqué, géré et gagné pour la première fois depuis le 20 novembre 2005 (2-0) en Gironde, le club de la capitale a repris la place de leader, qu’il avait abandonnée à Lyon. Sans dire un mot et en disparaissant rapidement dans la nuit. En deuil.

A.D