RMC Sport

J.Fernandez : « Le PSG ? On n’a pas peur de prendre une rouste »

Jean Fernandez, l'entraîneur de Montpellier, n'a pas peur du PSG

Jean Fernandez, l'entraîneur de Montpellier, n'a pas peur du PSG - -

EXCLU RMC SPORT. Avant Montpellier-PSG ce vendredi (20h30), le lever de rideau de la nouvelle saison de Ligue 1, Jean Fernandez mise sur l’état d’esprit de ses joueurs pour contrarier les stars parisiennes.

Jean Fernandez, comment vous sentez-vous avant ce premier match de la saison face au PSG ce vendredi (20h30) ?

On est excité à l’idée de jouer le match contre Paris. On est en préparation depuis six semaine,s avec des matches amicaux plus ou moins bien réussis. On va rentrer dans le championnat et la compétition. Je pense que tout le monde veut rentrer dans la compétition. Je suis satisfait de la préparation, mais l’incertitude du début de championnat persiste. On a aussi un calendrier difficile, avec le PSG, la meilleure équipe de Ligue 1, puis Monaco, qui sera l’une des meilleures équipes du championnat. Ce sera difficile, mais c’est un challenge intéressant.

Etes-vous inquiet ?

Sur un match, tout est possible, donc on va jouer le match contre Paris pour le gagner, avec nos qualités et nos défauts. Ce que je sais, c’est que dans l’état d’esprit, c’est un peu l’esprit « Pailladin » : jouer le match pour le gagner. Après, il y a un rapport de force, on peut penser qu’il y a un déséquilibre entre Paris et nous. Mais sur un match, pendant 90 minutes, on va tout faire pour le gagner. On n’a pas peur de prendre une rouste. On sait qu’il y a un rapport de force et un déséquilibre entre leur talent et le nôtre. Ce qui va faire la différence, c’est l’état d’esprit. Nous, on va jouer à domicile et les supporters seront derrière nous.

Que pensez-vous de Laurent Blanc, l’entraîneur du PSG ?

Je le considère comme un très bon entraineur. Il a le crédit et le statut, puisqu’il a été un très grand joueur. Et puis il a montré qu’il est aussi un grand entraineur, notamment à Bordeaux. Le club était en position délicate. Puis il a fait un travail de qualité, au point qu’ils ont été champions et qu’ils ont disputé la Ligue des champions. En équipe de France, il a été très critiqué parce que lors du championnat d'Europe, ils se sont un peu loupés contre la Suède, même si ce n’était qu’un match. Mais moi, je n’oublie pas qu’ils ont fait une série de 21 matches sans perdre, avec des matches de très grande qualité. Notamment lorsque nous sommes allés gagner en Allemagne, qui est l’une des meilleures équipes européennes. Moi, je les vois réussir une superbe saison. Déjà, le championnat, il est pour eux. Mais je les vois également faire une bonne Ligue des champions.

Avez-vous envie de prendre votre revanche après votre échec à Nancy ?

Je ne suis pas dans cet état d’esprit. Vous savez, le football est fait de hauts et de bas. Dans les sports collectifs, il n’y a pas un entraineur qui réussit partout où il passe dans sa carrière. Dans mon orgueil, j’ai toujours eu envie de dire que partout où je suis passé, ça s’est bien passé tant sur le sportif que sur l’humain. Malheureusement, il y a eu une expérience, qui avait très, très bien commencé à tel point que le président a prolongé mon contrat de deux ans, mais qui s’est mal terminée. Ça fait partie du métier, ce fut un moment difficile puisque j’en ai souffert tant sur le plan professionnel qu’humain. C’était excessif me concernant parce que je ne méritais pas ce qu’on a dit sur moi, notamment de la part du président (Jacques Rousselot, ndlr). Mais bon, ça fait partie du milieu. J’ai oublié et j’ai un grand plaisir à travailler avec des gens passionnés à Montpelier.

Quel est l’objectif de Montpellier cette saison ?

L’objectif, c’est de faire progresser l’équipe en faisant la meilleure saison possible. Je pense, par rapport à l’effectif, que si on fait une bonne saison, on peut finir dans les dix premiers. Et puis après, si on fait une saison extraordinaire, pourquoi pas titiller les premiers du championnat ? Mais il faut être réaliste, le titre de champion (2012) est passé et on repart sur un nouveau cycle avec beaucoup de jeunes joueurs formés au club. On a beaucoup d’ambitions mais aujourd’hui, les moyens sont différents d’il y a deux ans.

Propos recueillis par Julien Landry