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Kombouaré : « Montrer nos progrès »

Le coach du PSG attend de ses joueurs qu'ils confirment leurs récents progrès face à Bordeaux

Le coach du PSG attend de ses joueurs qu'ils confirment leurs récents progrès face à Bordeaux - -

Antoine Kombouaré est pressé d’en découdre samedi soir, face à Bordeaux, lors du choc de la 16e journée de L1. Le technicien du PSG attend de ses joueurs qu’ils confirment leurs deux victoires consécutives en championnat… et qu’ils montrent un meilleur visage que celui affiché la saison dernière en Gironde.

Le PSG reste sur deux victoires consécutives. Abordez-vous avec plus de sérénité le déplacement à Bordeaux ?
Surtout pas. On a encore plus de pression. On a envie de poursuivre sur cette lancée. Il faut confirmer. Il y a une remise en question permanente. Quand on perd, il faut trouver les solutions pour vite rectifier le tir. Là, quand on gagne, il faut maintenir la pression sur l’équipe pour éviter tout relâchement. Il ne faut pas s’enflammer et ne pas oublier que ça peut aller très vite… dans les deux sens. Le discours, c’est du vent pour moi. Ce que j’attends, ce sont des actes et sur ce qu’ils ont démontré devant Auxerre et à Boulogne, je suis confiant.

Quel regard portez-vous sur les récentes prestations de vos joueurs ?
Bizarrement, moi j’ai beaucoup aimé, des deux derniers matches, la victoire contre Auxerre. Elle a été acquise dans la difficulté. J’ai vu une équipe se battre sur chaque ballon. Ça a été un duel âpre. On est tombé sur une très belle équipe d’Auxerre et il a fallu un grand PSG pour gagner ce match. Je suis aussi très satisfait de la victoire à Boulogne. Plein de petites choses m’ont déplu mais je retiendrais la large victoire.

A chaque fois, le PSG a affiché deux visages bien distincts.
Ce n’est pas propre au PSG. Il y a peu d’équipes aujourd’hui, qui sur une heure et demie, sont capables de montrer le même visage. Après, le plus important, c’est de gagner à la fin. Avec les soucis qu’on a eu depuis le début de la saison, on a une équipe qui est capable de très bien jouer et puis qui, par moments, va avoir plus de difficultés. Ce que je retiens surtout, c’est l’efficacité. C’est ce qui nous manquait depuis le début de la saison. Mais dans l’ensemble, on a fait des bons matches. Honnêtement.

Pourtant, on vous sent quand même frustré.
Je suis surtout déçu parce qu’offensivement, il y a eu plein de possibilités. Je suis aussi frustré parce que Boulogne marque sur sa seule frappe cadrée. Quand on a une équipe pas bien en face de soi, il faut être capable de démarrer le match pied au plancher, de tout faire pour prendre l’ascendant psychologique. Maintenant, si à chaque fois on commence les matches de manière timide et qu’on les gagne à la fin… Bordeaux ne sera Boulogne.

Justement, contre Bordeaux, vous allez passer un test grandeur nature.
Autre adversaire, autre match. Tous les matches sont des tests. Auxerre en était un. C’était le leader du championnat, on n’avait pas gagné à domicile depuis cinq matches. Jouer le 19e est également un gros test. Si à Paris, on a des ambitions, Boulogne est également un cap à franchir. On gagne en marquant cinq buts à une formation assez solide chez elle. Il y a trois points en jeu. On va tout faire pour gagner.

La saison dernière, le PSG avait encaissé un cinglant 4-0.
J’espère que les joueurs ont bien en tête le match de la saison dernière pour éviter de passer au travers. Et puis il y a le but de Gourcuff…Le meilleur but de la saison passée. Quand vous êtes joueur, que les images passent en boucle à la télé, vous avez vécu un peu ça comme une humiliation. Les joueurs savent que demain il faudra une grande équipe du PSG. En face, il y aura le champion de France en titre, l’actuel leader de L1. Il n’y a pas meilleure motivation pour un groupe.

Vous avez déjà une idée du plan de jeu que vous souhaitez opposer aux champions de France en titre.
Quand vous jouez Bordeaux, vous êtes forcément sur vos gardes. Avant Valenciennes, il était sur plus de deux ans et demi sans défaite. Les joueurs du VAFC ont joué à onze derrière, avec une défense à cinq et deux milieux défensifs… Ils ont eu la chance de marquer d’entrée de match. Les Valenciennois ont fait un gros match défensif. Vous savez, les Bordelais sont bons dans tous les domaines, particulièrement sur coup de pied arrêtés. Il faudra être très vigilant, complet. Et puis il faut jouer. C’est un rouleau-compresseur. C’est une formation très bonne dans l’utilisation et la conservation du ballon. Mes joueurs devront avoir aussi l’ambition de leur poser des problèmes. Si c’est pour aller là-bas et subir tout le match… je n’aime pas ça.

Quel type d’argument le PSG peut-il présenter face à Bordeaux ?
On n’a pas d’arguments. C’est Laurent qui a raison. (sourire) Non, mais c’est clair, les Bordelais sont favoris. Ils sont leaders de Ligue 1. Ils ont franchi un énorme palier avec la Ligue des Champions. Laurent, c’est mon ami et j’ai envie de lui montrer que nous aussi, on a fait des progrès.

L’ambiance au sein du groupe s’est-elle améliorée avec les derniers résultats ?
Quand on n’était pas bien, on avait une crise de résultats. Mais rien au niveau de l’ambiance. Les joueurs vivent bien, travaillent dans de bonnes conditions. On a enclenché les victoires, j’espère que ça va continuer. C’est toujours mieux quand on a des résultats.

Qu'en est-il du turn-over au sein du groupe ?
J’ai besoin de tout le monde. Les joueurs ne sont pas des machines. Il y a des périodes où ils sont bien, d’autres moins bien. Il faut que ceux qui sont sur le banc entrent et fassent quelque chose. J’ai bien aimé ce qu’a montré Sankharé lors du dernier match. Chantôme ou Ngoyi, même s’il joue peu en ce moment, ont leurs cartes à jouer.

Ludovic Giuly connaît quelques difficultés en ce moment.
C’est vrai qu’il a un peu plus de mal en ce moment. Il faut qu’il travaille. C’est un petit passage à vide. Il va remonter la pente. C’est un compétiteur. Il a toute ma confiance.

La rédaction - Mathieu Laverton