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L’après Gourcuff s’annonce crucial

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Entre la recherche du successeur de Gourcuff et les contraintes économiques, le plus dur commence pour les dirigeants girondins.

Comme un grand vide qu’il faut combler, les Girondins de Bordeaux doivent s’atteler à gérer le départ de Yoann Gourcuff vers Lyon pour la jolie somme de 22 millions d’euros –auxquelles pourraient s’ajouter 4,5M€ en cas de revente du joueur. Pris de court par un transfert express qui s’est accéléré samedi, et conclu lundi soir, le président Jean-Louis Triaud et son entraîneur, Jean Tigana, doivent désormais trouver la parade au départ de leur meilleur élément tout en gardant un certain équilibre entre exigence financière et nécessité de renforcer l’équipe première.

Même s’il était en perte de vitesse depuis le début de l’année 2010, le meneur de jeu breton était une pièce maîtresse du jeu girondin. Gourcuff a inscrit 24 buts et délivré 22 passes décisives en 95 matchs sous le maillot bordelais. L’ancien Rennais s’était montré déterminant lors du doublé championnat-Coupe de la Ligue en 2009, puis en Ligue des champions la saison dernière, face au Bayern Munich et la Juventus Turin. « Un bon transfert de Gourcuff peut permettre à Bordeaux de prendre deux très bons joueurs. Ça peut être un mal pour un bien », tempère l’ancien international, Eric Di Méco.

Moins d’une semaine pour trouver son successeur

L’après Gourcuff est lancé. Mais une chose est sûre pour le moment, les 22M€ reçus devraient permettre, au moins en partie, de combler un déficit prévisionnel de 15M€. Une autre partie de la somme va être reversée sur le marché des transferts. Difficile de trouver le ou les candidats idoines à une semaine de la fin du mercato. Deux solutions semblent en tout cas se dégager pour l’état-major du sextuple champion de France. La première vise à remplacer l’international français (22 sélections, 1 but) par un milieu de terrain.

Les noms de Yohan Cabaye (Lille) et Julien Féret (Nancy) reviennent avec insistance. Bordeaux peut tout aussi bien privilégier la piste d’un attaquant (Jelen, Gameiro ?) surtout si Fernando Cavenaghi ou David Bellion étaient amenés à quitter la Gironde, d’ici la fin du mercato fixé au 31 août. Les clubs vendeurs savent que ce Bordeaux dans l’urgence a des liquidités. Ils pourraient bien lui faire payer.

Paul Basse avec Olivier Schwartz à Bordeaux