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L’invité se nomme Pollet

Déjà sous le feu des projecteurs...

Déjà sous le feu des projecteurs... - -

De retour de trois prêts successifs, l’attaquant franco-belge espère enfin se poser à Lens et enfin lancer sa carrière dans l’élite.

C’est un cadeau d’anniversaire qui fait particulièrement saliver David Pollet. Alors qu’il souffle ce samedi ses 22 bougies, l’attaquant de Lens pourrait débuter ce samedi soir à la pointe du Racing contre Monaco. Une première pour un jeune homme qui ne compte que deux apparitions en Ligue 1. La semaine dernière, il avait offert le but de la victoire aux siens (1-0, 70e) sur la pelouse d’Arles-Avignon pour ce qui sonnait comme un retour après un bout de match arraché contre Lorient (1-1) le 24 novembre 2007.

La vie de Pollet est pourtant loin de ressembler à un long fleuve tranquille. Entre 2008 et 2010, il est ainsi prêté à trois reprises. Reims, Gueugnon et le Paris FC sont tour à tour ses terres d’accueil. Avec plus ou moins de réussite. Car s’il se blesse gravement dans la Marne et perd sa place au profit de Cédric Fauré, il cartonne avec les Franciliens quelques mois plus tard. Ses vingt-deux buts en National aiguisent l’appétit de plusieurs clubs de Ligue 2, mais également de Belgique, son pays d’origine (3 sélections).

Fan de Torres et Drogba

Mais celui que les supporters comparent déjà à Tony Vairelles ne se voit pas ailleurs que dans le « club de son cœur ». Là-même où il signe sa première licence à 9 ans. « Je ne l’ai pas connu. Mais si vous dîtes qu’il y a une ressemblance… Je suis un mort de faim… Peut-être comme lui », lâche presque gêné l’intéressé quand on le questionne sur la comparaison. Car son physique (1,88m pour 79 kg) et sa chevelure blonde le rapprochent en tout point de l’ancien chouchou de Bollaert.

Avec seulement 30 minutes de jeu en L1, ce fan de Didier Drogba et Fernando Torres ne revendique rien à Lens, tout en espérant s'imposer parmi les Maoulida, Eduardo ou Jemaa. « Il a digéré la préparation, mais doit enchaîner les entraînements avec nous, confie son entraîneur Jean-Guy Wallemme. On pouvait le prêter, mais je voulais qu’il reste avec nous pour nous apporter ce qu’il sait faire et pour progresser. Avec cette efficacité, il frappe à la porte. »

Pierrick Taisne et Jean Bommel à Lens