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L’OL compte les jours

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Lyon dispute ce vendredi soir à Valenciennes (20h30) son dernier match avant la clôture du mercato hivernal. Alors que des joueurs cadres sont toujours sur le départ, Rémi Garde aimerait bien que tout cela se termine vite.

« Le mercato d’hiver est une période particulière mais on le vit bien. Il n’y a pas de souci ». On n’est pas obligé de croire totalement Steed Malbranque sur ce sujet sensible. Alors que l’OL sera en danger ce vendredi soir à Valenciennes, où il ne s’est pas imposé depuis la saison 2007-08 (2-1), le marché des transferts avive quelques tensions et empoisonne le quotidien de Rémi Garde. Jusqu’au 31 janvier, jour de clôture, un voire deux cadres de l’OL pourraient faire leurs valises. Lisandro Lopez (Juve), Michel Bastos (Schalke 04) et Bafé Gomis (Angleterre) sont en première ligne. Pour ne rien arranger, l’OL reste sur un très décevant résultat nul à domicile contre Evian (0-0).

Un match au cours duquel l’ancien buteur de Saint-Etienne a snobé son entraîneur au moment d’être remplacé. Malaise. Rémi Garde, qui n’a guère apprécié l’attitude de son attaquant, a haussé la voix mardi. Et il s’est expliqué avec lui. Quant à savoir s’il existe un lien entre les performances et les discussions en coulisses, Rémi Garde n’exclut pas cette hypothèse. « C’est compliqué de savoir pourquoi certaines prestations sont différentes, dit-il avec des pincettes. Le mercato peut-être déstabilisant. J’ai du mal à mesurer à quel point cela peut agir sur les uns et les autres. »

Entre tensions et rigolade

Les transferts plomberaient-ils le vestiaire lyonnais ? « J’imagine que ce n’est pas évident, reconnait le technicien lyonnais. Cela ne va pas dans le sens d’une certaine sérénité. Jusqu’au 31 décembre, il peut se passer des choses. » Mais les rumeurs peuvent aussi être prétextes à la rigolade. En contact avancé avec Schalke 04, Michel Bastos se fait gentiment chambrer par ses partenaires qui lui parlent désormais en allemand. Et le Brésilien de prendre cela avec le sourire. C’est donc dans cette ambiance un peu étrange que les Gones devront réagir au stade du Hainaut. « Le collectif est moins bien, nous avons des difficultés à remettre la machine en route, avoue Malbranque. Mais l’équipe garde confiance en elle. Elle a conscience de sa force. » C’est déjà ça.

Aurélien Brossier avec Edward Jay