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L’OL est toujours grippé

Peu coutumier du fait, le portier lyonnais s'est manqué sur l'égalisation monégasque. Preuve qu'à l'OL, tout ne tourne pas rond...

Peu coutumier du fait, le portier lyonnais s'est manqué sur l'égalisation monégasque. Preuve qu'à l'OL, tout ne tourne pas rond... - -

Après avoir mené au score, l’Olympique Lyonnais a partagé les points avec l’AS Monaco (1-1), en clôture de la 18e journée de Ligue 1. L’OL n’a pas confirmé son succès devant Boulogne et reste en proie aux doutes.

Avoir dominé Boulogne-sur-Mer mercredi dernier n’avait pas donné de réelles certitudes aux joueurs de l’Olympique Lyonnais. Juste l’obligation de faire aussi bien lors des deux derniers matches de l’année, ce dimanche soir face à Monaco et dans trois jours devant Montpellier. Poussifs face aux Nordistes, les Lyonnais devaient absolument l’emporter sur le Rocher, d’abord pour ne pas voir le wagon de tête se décrocher sans eux… ensuite pour prouver que la longue disette de victoires de ces dernières semaines était de l’histoire ancienne. Si partager les points avec Monaco n’est pas, en soi, un mauvais résultat, il ne fait que confirmer l’image que les Gones renvoient d’eux-mêmes en ce moment : celle de joueurs habités par le doute. Heureusement pour Claude Puel, tout son groupe n’a pas contracté ce virus et ce n’est pas Michel Bastos, auteur d’un coup franc aussi supersonique que magnifique, qui prétendra le contraire (22e).

Lloris peu inspiré

Mais l’OL a affiché une fébrilité défensive trop criante pour désamorcer la thèse de l’équipe en panne de confiance. Hugo Lloris en est d’ailleurs le parfait symbole. Parti un peu à l’abordage devant Djimi Traoré, le gardien lyonnais n’est plus dans son but pour s’opposer à la demi-volée triomphante de Park, ce dernier profitant d’une déviation aérienne de Puygrenier dans la surface (35e). Cependant, le portier rhodanien n’est pas le seul Gone à incriminer. Le reste de la mécanique lyonnaise, entre passes imprécises, manque d’allant offensif et absence de créativité, n’a jamais su (re) prendre le cours du match par le bon bout. Et ce, malgré un léger mieux une fois Cesar Delgado sur le pré et une domination territoriale bien affirmée en seconde période.

Incapable de faire la différence, le septuple champion de France a bien failli se brûler les ailes, l’ASM développant, en fin de seconde période, des contres plus incisifs les uns que les autres. Mais quand le cadre ne s’est pas dérobé (64e), c’est un pied lyonnais qui est venu gêner Mollo dans la finition (66e). Lyon aurait pu espérer un petit coup de pouce du destin mais Delgado, magnifiquement servi par Lisandro Lopez dans la surface, était devancé par Ruffier (83e).

Même l’entrée en jeu de son milieu de terrain porte-bonheur, Jérémy Toulalan (1,14 points pris par l'OL sans lui contre 2,16 avec la présence du milieu de terrain international) n’a pas suffi. Lyon (4e) compte désormais 10 points de retard sur les Girondins de Bordeaux et 9 sur le premier ticket pour la Ligue des Champions, billet actuellement détenu par Lille et son attaque détonnante. Inutile de préciser donc que la venue de Montpellier à Gerland, mercredi prochain, s’annonce d’ores et déjà explosive.

La rédaction - A.D.