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L'OL s'est débloqué

Lisandro Lopez peut métamorphoser l'OL.

Lisandro Lopez peut métamorphoser l'OL. - -

Vainqueur d’Anderlecht (5-1) mercredi, l'Olympique Lyonnais s’est rassuré et a surtout trouvé quelques réponses à ses questions avant d’affronter Auxerre, samedi à 19h.

Avec une seule victoire en six matchs amicaux (1-0 contre Nice), Lyon attaquait le championnat de France avec des doutes plein les chaussettes, et pas dans la peau d’un prétendant au titre. Le match nul concédé contre le Mans (2-2) grâce à un coup franc de Lisandro Lopez, en ouverture de la Ligue 1, venait confirmer le mal-être lyonnais. La victoire contre Valenciennes à Gerland rassurait à peine (1-0). Et voilà, pim pam poum, Anderlecht en prend cinq et aurait très bien pu en prendre huit que voilà l’OL gonflé à bloc pour la troisième journée du championnat. L’attaque rhodanienne a pété le feu et laisse entrevoir un énorme potentiel qu’on sentait sur le papier. Claude Puel était ravi : « Ce n’est pas une surprise par rapport aux qualités des recrues. Ça facilite les choses. Lisandro ne parle pas le français alors il ne peut pas comprendre ce qu’on dit sur lui, et c’est bien. On a ciblé des joueurs qui étaient irréprochables dans la mentalité et c’est important. En plus, ils ont déjà été adoptés. » Lisandro Lopez fait déjà fantasmer tous ses coéquipiers et frémir les défenses françaises. En faisant venir le joueur argentin, Claude Puel a visé très juste. D’autant que le garçon, techniquement irréprochable, se fond dans le collectif, selon Jérémy Toulalan : « Collectivement, avoir un talent comme Lisandro qui joue pour le collectif, c’est encore une plus grande force. Lisandro a besoin de ses coéquipiers alors que Karim pouvait faire la différence tout seul. Même si Lisandro est au-dessus, il a besoin de nous et c’est différent. »

Lisandro Lopez comme Benzema ?

Lisandro – Karim Benzema, le raccourci est vite trouvé. La dépendance à ces deux hommes n’est pas encore effective pour l’Argentin mais il s’est déjà rendu indispensable. Malheureusement, il n’est pas dans le groupe qui affrontera Auxerre. A gambader sur le côté gauche, il a rayonné dans un 4-3-3 que Claude Puel a enfin remis au goût du jour. Mais qu’on ne s’enflamme pas trop face à cette profusion de buts, Claude Puel n’est pas attaché à ce système plus qu’à un autre : « Si vous questionnez les joueurs, ils vont vous dire qu’ils aiment ce système ou qu’ils ne l’aiment pas. Je ne rentre pas dans ces polémiques. C’est bien de connaitre différents systèmes. » En tout cas, le lancement de ce système de jeu face à Anderlecht a permis à Lyon de se débloquer, alors que lors des deux premières journées de Ligue 1, les hommes du président Aulas ont affiché une certaine frilosité jusqu’à ce qu’ils ouvrent la marque. L’éclaircie belge annonce peut-être un grand ciel blanc à Lyon.

La rédaction - M.M. avec Edward Jay à Lyon