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L’OM et Rémy retiennent leur souffle

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Le champion de France en titre attend les résultats des analyses de Loïc Rémy qui décideront des suites à donner à la carrière de l’ancien attaquant niçois. L’enjeu est colossal.

Loïc Rémy et l’Olympique de Marseille vont être fixés. C’est ce mardi, à la mi-journée, que les résultats des examens cardiaques complémentaires de l’attaquant français seront rendus publics. Sa journée du lundi n’a d’ailleurs pas été de tout repos. Dans la matinée, l’attaquant olympien a passé une IRM à l’hôpital marseillais de La Timone auprès du Professeur Frédéric Collart. Il s’est ensuite rendu dans l’après-midi au centre d’entraînement Robert Louis-Dreyfus afin de subir une batterie de tests en plus d’une séance d’entraînement.

Ces résultats ont été amenés en mains propres vers trois destinations différentes : à Bordeaux, chez le docteur Laurent Chevallier, à Paris, auprès du Professeur Elie Musso, et enfin, à Nancy pour le Professeur Étienne Aliot, mandaté par la Ligue de football professionnel. Ils ont été disséqués puis analysés en conférence téléphonique dans la soirée. Les trois cardiologues donneront ce mardi matin leurs avis sur la poursuite de la carrière du joueur formé à l’Olympique Lyonnais.

En attendant le verdict, Jean-Claude Dassier, le président marseillais, s’était montré optimiste dimanche soir. Mais l’incertitude ne l’a pas empêché de consulter ses avocats. Il faut dire que les enjeux sont colossaux. Les deux clubs ont trouvé un accord pour un transfert estimé à un peu plus de 15 millions d’euros (13+2,5M€ de bonus). En cas de mauvaise nouvelle, selon plusieurs sources proches du club, l’OM ne serait pas disposé à payer Nice, même si le joueur est officiellement Marseillais.

Silence à Nice

Le champion de France en titre, qui s’est sans doute précipité en voulant compter absolument sur Rémy dès samedi face à Lorient (2-0), s’appuie sur l’article 132 des règlements généraux de la LFP qui stipule que « chaque club dispose d’un délai de quinze jours pour faire opposition à une décision d’homologation d’un contrat d’un joueur ». L’état-major marseillais devra prouver qu’il y a eu négligence lors des visites médicales de Rémy à l’occasion de son prêt à Lens (déc à juin 2008) puis son transfert à Nice (juin 2008 à juillet 2010). Le silence radio est de rigueur du côté du club azuréen, qui ne veut communiquer qu’à la mi-journée après la révélation des résultats.

P.B. avec K.B.